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illustration Bienvenue sur rmfc ! RPG city basé sur le voyage temporel - rpg libre : pas de minimum de mots, pas de quota rp par mois - avatars réels de toute nationalité 200*320 - 5 jours pour poster sa fiche chronologique - pas de fiche de présentation - design par daevil et krow

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Les dernières aventures

una plaga conciderit, ignominia senatus. apud has gentes, quarum exordiens initium ab assyriis ad nili cataractas porrigitur et confinia blemmyarum, omnes pari sorte sunt bellatores seminudi coloratis sagulis pube tenus amicti equorum adiumento pernicium graciliumque camelorum per diversa se raptantes, in tranquillis vel turbidis rebus: nec.



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ezra ☾ afraid to be near you. (98/12)
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Mayfield Ezio
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Sam 5 Jan - 1:55
Mayfield Ezio
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afraid to be near you.
Mal de crâne insupportable. Sifflement incessant qui le rend malade. Qu’a-t-il fait encore ? Aurait-il bien trop bu lors du nouvel an ? Lui qui avait pourtant juré de ne jamais devenir comme son beau-père. Quel crétin. Un grognement et il porte sa main à sa tête, comme si cela pouvait le soulager d’une quelconque manière. « Plus jamais de scotch… » qu’il marmonne difficilement. Commençant lentement à soulever son corps endolori et courbaturé, il se redresse sur son lit… Lit qui semble étrangement étroit. Son regard se pose sur ces couvertures qui lui rappellent d’étranges souvenirs. « Qu’est-ce que… » Sa voix s’échoue en un écho qui disparaît bien vite sous les violents coups que l’on donne à sa porte. « Mais tu vas te réveiller, oui, morveux ! » qu’on lui gueule avec toute la délicatesse du monde. Ses sourcils se froncent et avant même qu’il ne comprenne, son beau-père surgit dans sa chambre, faisant voler la porte contre le mur. Mais qu’est-ce qu’il fout là, lui ?! « Occupe-toi d’emmener la petite à l’école– » Avant même qu’il n’aille plus loin, le fracas de verre brisé se fait entendre et l’homme vient grogner dans sa barbe. « Qu’est-ce qu’elle a encore foutu… Et toi t’as intérêt à te bouger le cul. » qu’il lui lance, un air sévère tout en pointant un index en sa direction.
Che cazzo…

Une hallucination… Cela doit être une hallucination, rien de plus. Pourtant la voix de son beau-père qui engueule sa petite sœur lui semble claire et réelle. Ezio réfléchit à toute vitesse, cherchant à se remémorer la veille mais son mal de crâne l’empêche de fouiller dans sa mémoire. Il se sent perdu et surtout très perturbé. Rien ne lui semble logique. Sa sœur apparaît discrètement, se penchant pour jeter un regard en sa direction. Immédiatement, c’est le choc. Il ne l’a pas revu depuis tant d’années et pourtant, elle est là, à lui sourire innocemment. Elle lui fait simplement savoir qu’elle l’attend dehors avant de repartir comme si de rien n’était. Un nouveau cri de l’homme et Ezio se lève enfin, sortant en trombe de la maison. Il rejoint sa sœur qui le dévisage sans la moindre discrétion. « T’es trop bizarre aujourd’hui. » Il ne répond rien, il ne sait quoi dire. Un rêve… Cela doit être un rêve. Elle hausse les épaules et se met à lui raconter ses dernières aventures ainsi que les cours de la veille. Mais ces choses-là, il les a déjà entendu. Il se surprend même à finir les mots de sa sœur. « Définitivement trop bizarre. » qu’elle a dit sans chercher plus loin.

À peine l’a-t-il quitté devant l’école, qu’il s’empresse d’aller découvrir les environs. Des endroits qui ne devraient plus être ici, une technologie qui ne demande qu’à être améliorée, des jeunes qui parlent d’émissions complètement dépassées… Tout ça n’a aucun sens. Tel un fou, il se met à aller demander la date d’aujourd’hui à plusieurs passants. Tous le dévisagent comme s’il venait d’une autre planète. On ne saurait dire si cela est dû à ses stupides questions ou à ses yeux clairs et tâches de rousseurs si persistantes. Finalement, il se met à courir en direction du premier marchand de journaux se trouvant dans le coin et là, c’est nouveau le choc. 1998… Ce sont les chiffres qu’il peut lire tout en haut de la couverture. Pas possible. À nouveau, il demande la date au vendeur. « Mais tu sais pas lire ou bien ? » Alors cette fois-ci, il lui demande si ce sont bien les journaux d’aujourd’hui, ce qui désespère le vendeur. « Fous-moi la paix gamin. » Alors il s’éloigne et enfin, il remarque son reflet au travers d’une vitre. Pas possible. Ses traits fatigués ont disparus. Ainsi qu’une bonne vingtaine d’années. « Cazzo ! » s’exclame-t-il, heureux. Que ce soit un rêve ou qu’on ait réellement répondu à ses prières, il s’en tape. Ezio a bien l’intention d’en profiter à fond.

Plus tard, le voici là où la nature occupe bien plus de place que les constructions humaines. Elle ne va pas tarder qu’il se répète en dansant d’un pied à l’autre, mourant d’impatience de la voir. Pourtant, il n’est pas sûr qu’elle soit là. Même un rêve ne peut réellement ramener les disparus. Il ne perd pas espoir pour autant, mais s’impatiente. Se serait-il trompé ? Impossible, il se souvient parfaitement de leur première rencontre. Même s’il avait fuit avec son butin en poche. Un sourire nostalgique étire ses lèvres alors qu’il se perd dans ses pensées, songeant à cette douce époque où tout lui semblait facile et possible. Finalement, il aperçoit la silhouette qu’il attendait tant. « Haera ! » Il court vers elle et vient doucement saisir son poignet, l’empêchant de poursuivre son trajet. Elle est là… Elle est vraiment là. Cela le bouleverse à un point qu’il n’ose même plus bouger. Ses lèvres s’entrouvrent mais aucun mot ne veut en sortir. Il est juste paralysé alors que le temps s'arrête. Finalement c'est le déclic et il ose enfin faire la seule chose qui lui parait censé à cet instant ; la prendre dans ses bras. Il la serre doucement contre lui, profitant de cette douce illusion car ce moment il en rêvait tant et ce, depuis des années.


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Min Hae Ra
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Sam 5 Jan - 14:46
Min Hae Ra
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Min Hae Ra a 22 ans et les seuls cours qui lui sont autorisés sont ses « divertissements » au conservatoire et définis comme tels parce qu’il est inconcevable qu’une femme pianiste soit reconnue pour son talent sans avoir au préalable une bague au doigt. Stratagème vil d’une société patriarcale qu’elle déplore, puisqu’une fois cela fait, le rôle de la femme est au foyer et ses rêves envolés à tout jamais par le besoin d’une descendance. Des objectifs prédéfinis pour tous, faciles à comprendre, mais pas pour la musicienne qui souhaite qui ose se demander pourquoi ce chemin-là et pas un autre. Dans ses envies d’échapper aux leçons de conduite à savoir comment se comporter et briller dans les soirées mondaines, elle se cloitre, loin des persécutions intempestives de ses géniteurs. Et lorsqu’elle décide que faire glisser ses doigts sur les touches noires et blanches ne lui suffit plus, elle fait ses affaires et se dirige vers la plage.

Le flot des vagues pour seule mélodie, le sable encore chaud qu’elle sentira bientôt sous ses pas et l’odeur salée qu’elle inspire profondément, malgré l’air frais qui vient emmêler sa longue chevelure, la brune se sent chez elle. Déposant ses affaires, Hae Ra se délecte du frisson qui fait danser son échine. En dessous de sa robe longue, un maillot une pièce joliment décoré par quelques plissages commence à se dévoiler, une épaule après l’autre. Mais au loin, son nom scandé lui fait tourner la tête en direction d’un jeune homme inconnu. Un étranger.

Si la belle ne se fit pas aux apparences, considérant parfois le plus ingrats des physiques comme une vertu pour être des plus naturel et plus sincère qu’il soit contrairement au prince charmant dont les intentions sont bien moins louables qu’un cœur déjà blessé par les mœurs coréennes et qui y a survécu. En soi, elle n’a pas eu le temps d’observer en détail le nouvel arrivant, tétanisée par la présence d’un homme lorsqu’elle choisit ses heures et l’endroit idéal pour sortir de sa tour d’ivoire, mais également par son poignet encerclé par les doigts fins de l’ingénu. Ses yeux grands ouverts et la panique accélérant le rythme de son cœur, la nageuse amateur tente de s’en dégager, jugeant cette proximité indécente et plus encore lorsque son agresseur l’enlace. La peur la paralyse plus qu’elle ne l’encourage à fuir, restant sur place à ne pas comprendre, comme une marionnette prisonnière de son propre corps durant quelques secondes, elle se tend. Pourquoi ? Encore cette question, car il n’y a rien de farouche dans l’étreinte, aucune main qui ne saurait se poser sur ses hanches. Malgré tout l’idée lui rend ses moyens et elle se débat en poussant, rouge de honte sur le torse qu’elle avait rencontré, se mettant à crier en dépit du souffle qui lui manquait alors « L-LACHEZ-MOI !! NE ME TOUCHEZ-PAS ! » Ses mains forment des poings placés au-devant de son corps pour parer un éventuel nouvel assaut, ses épaules se dressent à auteur de son cou et ses jambes qui ne sont toujours pas décidées à lui répondre reculent malgré tout dans quelques pas maladroits. Si l’idée d’être confrontée aux avances de prétendants futurs la rendait nerveuse, celle d’être enlacée pour la première fois de façon plus concrète l’avait surprise. Elle n’aurait jamais imaginé ce premier contact rapproché avec la gente masculine aussi intrusif. La violence de son cœur qui cognait abruptement contre sa cage thoracique lui donnait le tournis, ou était-ce le feu qui embrasait ses joues qui le faisait battre à ses tempes ? Indignée, elle cherche à récupérer son sac, déglutissant au mieux, son regard sombre perdu dans cette contemplation afin de mémoriser chaque trait de son bourreau. Aucune animosité, aucun vice ne transparaissait dans les iris claires de l’étranger, malgré cela la méfiance. Elle était en colère, apeurée et démunie s’il devait tenter quoique ce soit. Elle lui donnerait tout pourvu qu’il ne s’approche plus d’elle, elle laisserait son sac et s’en irait sans demander son reste s’il voulait bien lui en laissait la chance. « Laissez-moi tranquille… » dans son extrême gentillesse elle aurait rajouté « s’il vous plait », mais s’était retenu en mordant sa lèvre, ses yeux humides n’exprimaient aucune violence, seulement la détresse dont elle était sujette et elle avait honte. Un murmure à peine audible dans un presque sanglot étouffé. Elle voulait juste nager, insouciante et le risque auquel elle s’était exposé était bel et bien réel.


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We were walking on moonlight, and you pulled me close, split second and you disappeared. And then I was all alone. In the blink of an eye, just a whisper of smoke, you could lose everything, the truth is you never know.

Mayfield Ezio
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Dim 6 Jan - 17:53
Mayfield Ezio
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Pas malin. Il ne réfléchit pas, fonçant tête baissée. Ce rêve, il veut en profiter pleinement, s’en souvenir longtemps. Ezio tombe de nouveau dans ces mauvaises habitudes où l’illusion lui plait bien plus que la réalité. Il jure pourtant ne plus avoir touché à la drogue depuis cette époque-là. Et ce n’est pas l’homme qu’il est devenu, frôlant la quarantaine, qui dira le contraire. Son esprit s’embrouille et son cœur s’emballe. Il ne peut l’expliquer mais ce rêve lui semble bien trop réel, ces émotions qu’il ressent lui paraissent si vraies. Son cœur refuse de se calmer. À un point qu’il en a même peur de se réveiller. Cependant, il ne veut pas partir. Non, pas maintenant. Pas alors qu’il a revu ce visage qui lui manquait tant. Ce visage aussi identique que dans ses souvenirs. Cette chaleur l’avait tant manqué. Il n’a rien ressenti de tel depuis si longtemps. Le jeune homme en pleurerait presque s’il ne se sentait pas si apaisé en sa présence. Il refuse de s’éloigner, en oubliant les secondes qui s’écoulent lentement. Si pour lui le temps s’est arrêté, ce n’est pas le cas de la demoiselle.

Un cri et sa moitié se détache de lui, le laissant dans une incompréhension dont il se serait bien passé. Relevant le regard vers elle, il suit ses mouvements des yeux. Elle semble vouloir se défendre. Sans réelles raisons, il lève doucement les mains, comme pour montrer qu’il est innocent et surtout, qu’il ne lui veut aucun mal. Cette fois-ci c’est d’une voix calme qu’elle lui demande de la tranquillité. Ezio remarque enfin ses yeux si humides, comme si elle était sur le point de pleurer. Surpris et déconcerté, il a du mal à réagir. « Mais… Je… Tu me reconnais pas ? » Pourquoi réagit-elle ainsi ? Mon dieu, qu’a-t-il fait ? Elle semble réellement terrorisée par sa présence et son attitude. Si ce n’est qu’un rêve, alors pourquoi est-ce que cela se passe ainsi ? N’a-t-il pas le droit d’être heureux au moins dans le royaume de Morphée ? « Je ne te veux aucun mal. » qu’il réussit tout de même à articuler pour la rassurer. Et pour illustrer ses propos, il vient doucement reculer de deux pas.

Soudainement, c’est la réalité qui vient le fouetter en plein visage. « Merda ! » s’exclame-t-il avant d’enfouir son visage entre ses mains. Quel idiot. Ce n’était pas censé se passer comme ça. Une fois de plus, il a tout foutu en l’air. Il ne devrait d’ailleurs pas tarder à se réveiller. Ezio n’ose même plus affronter le regard de sa douce déesse. Il se sent honteux. Quelque chose au fond de lui semble être sur le point de se briser, de s’effondrer. Pourquoi cela lui fait-il si mal ? Qu’elle ne le reconnaisse pas ? Qu’elle l’ait pris pour un type pas net ? Et pourquoi ne se réveille-t-il pas maintenant ? Il attend, mais rien. Alors, il déglutit et retire finalement ses mains de son visage.

Mordillant sa lèvre inférieure, il réfléchit à toute vitesse. Se pourrait-il qu’il ait remonté trop loin, jusqu’au jour de leur rencontre ? Il devrait certainement dire quelque chose, mais quoi ? Ayant soudainement une idée, il lance un coup d’œil à ses affaires avant de rencontrer le regard de la demoiselle. Bien, il n’a qu’à reproduire les événements passés et voir ce qui se passe. Ça ne devrait pas être trop compliqué. Alors, sans crier gare, il s’élance et choppe le sac de sa victime. Il en sort le portefeuille qu’il conserve comme butin. « On t’a jamais dit qu’il fallait toujours faire attention à ses affaires ? » Sourire taquin, il s’amuse à secouer le portefeuille pour la narguer. Ça ne s’était pas tout à fait passé comme ça, mais qu’importe, elle l’a tout d’abord connu en tant que voleur avant de réellement faire sa connaissance. « Si tu veux le récupérer, t’as qu’à me suivre. » Mais le fera-t-elle ? Elle qui a été élevée loin de tout danger. « Sinon, je te le rendrais à notre prochaine rencontre. » affirme-t-il dans un haussement d’épaule. C’est plutôt brave de sa part de présumer que leurs routes se croiseront de nouveau. Mais lui le sait. Un sourire joueur peint sur ses lèvres, le regard pétillant de malice, Ezio a l’impression de réellement revivre son adolescence. Ses sens se bousculent et ses pensées ne deviennent plus qu’un épais brouillard. Sa maturité s’envole, de même que ses soucis. Derrière ce sourire, le jeune homme fait ses adieux à l’adulte qu’il est devenu. Ni blasé, ni désespéré. Il n’est désormais plus qu’espoir et insouciance.


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Min Hae Ra
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Dim 6 Jan - 18:30
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La peur au ventre, elle n’arrive plus à bouger, elle est faible et elle le sera toujours face au monde qui la bouscule, qui l’ignore ou qui la dirige dans le sens d’un courant qu’elle n’a pas décidé de suivre. Contre toute attente, il est surpris, l’inconnu la dévisage, perdu et elle ne le reconnait pas. Ces yeux clairs, elle s’en serait souvenu, elle s’y serait perdu volontiers si elle ne s’était pas sentie menacée. Puis c’est à son tour d’être en position de force, du moins ce qu’elle croit. Sur la défensive elle n’ose pas approcher. Hae Ra ne peut qu’offrir un regard confus à l’étranger qui semble traverser bien plus d’émotions qu’elle, tout aussi violemment cela dit. Elle déglutit, elle voudrait parler, mais elle pense à fuir et finalement, lorsqu’il se redresse, c’est pour mieux récupérer ses affaires, fouillant impunément dans le tissu pour en extirper son portemonnaie.

Les yeux de la brunette s’agrandissent, mais elle est soulagée. Ce n’est donc qu’un petit voleur ? Sourcils froncée, elle se demande pourquoi est-ce qu’il lui a fait si peur. Il n’a fait que jouer avec ses émotions, la rendant plus vulnérable et sonnée qu’elle n’aurait due et pour cette raison, elle s’en veut. Soulagée, elle ne demande qu’une chose, une seule, en observant entre les doigts du brun la bretelle du sac. « Vous pouvez prendre l’argent… mais, s’il vous plait rendez-moi mes partitions » droite, froide, peu convaincue, mais peut-être convaincante ? Elle essaie en tout cas, papillonnant pour chasser l’eau salée qui ne coulerait pas finalement. Elle n’avait pas pu s’en empêcher, prononcer ce s’il vous plait ne lui avait même pas coûté, ni trop fière, ni trop exigeante malgré les apparences. Il a eu la décence de reculer après l’étreinte. Lorsqu’elle y repense, elle frotte étrangement sa main contre son coude par-dessus la manche de sa robe. Puis remonte lentement cette dernière en panique, se rendant compte qu’elle était sur le point de retirer ses vêtements pour aller nager, ce qui l’exposait bien plus tout à coup. « Pourquoi est-ce que… je vous suivrais ? » L’argent ne manque pas, elle aurait mieux fait de se taire, mais petite arrogante, ce pourquoi revient, non pas parce qu’elle ne voit aucun intérêt à le faire, mais parce que pour elle, l’enjeu est tout autre « Vous connaissez mon prénom… » l’avait-il suivi ? C’est ce qu’elle pensait et ça lui faisait froid dans le dos. Il ne lui avait rien fait, il n’avait pas l’air méchant, comment pouvait-elle penser ça alors qu’il avait dépassé en quelques minutes plusieurs limites.

De nouveau la stupeur la frappe, il lui avait adressé la parole dans un coréen parfait, ce n’était pas un simple touriste. Sur quel drôle de personnage était-elle tombée ? Au fond d’elle une alarme assourdissante résonnait, mais s’étouffait lentement sous le besoin imminent de nouveauté, celui d’un vent qui souffle fort pour l’emporter elle, chasser ses problèmes. Elle était intriguée, mais cela ne rimait pas avec sa prudence. La musicienne se mord la lèvre. Est-ce qu’il va se mettre à courir ? Elle n’a aucune chance dans le sable avec ses talons, certes de quelques centimètres à peine, mais suffisant dans cet environnement à la déstabiliser. « Pourquoi moi ? » Stupide question, néanmoins elle ne lui laissait plus le temps de répondre, avide de ne pas le voir s’évaporer sous peu, puisqu’il lui permettait cette distance dont elle avait besoin sans la brusquer de nouveau. L’océan pouvait attendre, peureuse qu’en une fraction de seconde à zieuter les vagues s’écraser et former l’écume appréciable qui caressait ses chevilles avant qu’elle ne s’y jette, l’étranger se soit enfuit sans répondre. Il ne lui devait rien, il ne le ferait peut-être pas, mais elle tentait, pour une fois. Elle brulait d’envie de savoir son nom, simple retour des choses puisqu’il connaissait le sien, mais elle attendait, elle voulait connaître la suite de l’histoire, fuyant parfois ce regard perçant sans quitter des yeux l’ensemble, toujours dans son champ de vision. Imprudente, finalement de laisser l’inconnu qui l’avait agressé à deux reprises de deux façons différentes, filer ou même de s’y intéresser. Avait-il réellement eu l’intention de la voler ? C’était tellement bizarre, mais elle avait toujours aimé ça, comme un secret bien gardé. Allait-elle lui pardonner ? Incapable de se venger de toute façon, elle ne risquait en tout cas pas de le dénoncer.


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Dim 6 Jan - 23:28
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Se plaisant dans ce retour dans le passé, il peine à réaliser la cruauté de la réalité. Oubliant le fait qu’à tout moment, ce doux mirage peut disparaître sans laisser la moindre trace, ne devenant rien de plus qu’un rêve dont il ne pourra se souvenir comme bon lui semble. Du moins, c’est ce qu’il pense. Il s’en persuade. Après tout, il n’a aucune explication, aucune théorie qui mettrait un terme à ce mystère. Si certains font souvent le même rêve, d’autres peuvent tout simplement revoir leurs souvenirs… Peut-être devrait-il s’en soucier davantage, essayer de comprendre un minimum. Mais le jeune homme semble ne pas avoir l’esprit disposé pour réfléchir à une quelconque idée. Tout comme dans ses souvenirs, à chaque fois que Haera est dans les parages, il a du mal à se concentrer, il se laisse submerger par ses émotions. La voir ici, avec cet étendu d’eau dans le fond ne le rassure pas du tout. Cela ne fait que lui rappeler l’horreur qui s’est produite en son absence. Il se sentira, toute sa vie, fautif. Tout comme il haïra toujours les parents de la belle. Et même cette dernière, il y eut un temps où il l’avait tant détesté. Du moins c’est ce qu’il pensait. Il lui en voulait d’avoir mis fin à ses jours et jamais il n’a voulu essayer de la comprendre. Il ne peut pas. Il n’a jamais conçu l’idée d’un monde sans elle mais y a été contraint. Et si lors de certaines soirées, l’idée de la rejoindre dans un autre monde semblait de plus en plus tentante, il n’y a jamais cédé. Préférant vivre en ne ressentant rien d’autre que le vide car ça, il l’avait bien mérité. S’accrochant à tout, s’accrochant à rien.

Se serait mentir de dire qu’aujourd’hui, il ne lui en veut plus de son départ. Mais peut-il réellement lui reprocher quoique ce soit ? Lui qui a été absent au moment le plus crucial. Lui qui se tient aujourd’hui devant la jeune femme dont le visage n’exprime qu’innocence et détresse. Il ne peut pas. Il ne peut ressentir la moindre négativité avec elle à ses côtés. Se ressaisissant, Ezio redevient la personne qu’il était autrefois. Ce voleur et délinquant dont le voisinage ce serait bien passé. Fourberie pour se remplir les poches, taquinerie pour faire passer le temps ; tout n’était qu’amusement à cette époque. Et cette époque, il semble bien y être ancré à nouveau. Jouant au jeu du voleur, il cherche à la faire réagir mais aussi à la cerner. Haera n’est pas ce qu’elle laisse paraître. Si d’autres la voient comme une jeune fille délicate dont l’avenir ne sera que luxe et confort, lui y voit bien plus. Toutes ces facettes qui l’émerveillaient tant, il veut les découvrir à nouveau. Tomber une nouvelle fois sous son charme sans jamais chercher à se relever.

Ezio fait l’idiot, cherchant désespérément à retrouver sa confiance tout en faisant disparaître cet ouragan aux émotions si mitigées. Sa moitié commence doucement à réagir et à l’entente de ces mots si droits et formels, il arque un sourcil. Les partitions, oui, bien sûr il aurait dû s’en douter. Il réfléchit, l’italien, mais ne dit rien. Curieux comme toujours, il se met à chercher dans le sac, trouvant alors ces précieuses partitions. Les souvenirs qui lui reviennent à l’esprit sont si forts qu’ils font résonner en lui de douces mélodies qu’il avait l’habitude d’entendre. Seule la voix de la déesse réussit à le faire revenir à lui. Pourquoi le suivre, lui, ce type bizarre ? Un nouveau sourire avant qu’il ne vienne mordiller sa lèvre. « Aucune idée. » qu’il murmure. Peut-être aurait-il dû chercher une bonne raison, quelque chose pour la convaincre.

À l’entente de cette autre question, il tente tout de même de réfléchir un minimum. Lui qui pensait qu’elle ne l’avait pas entendu. Trouve quelque chose, qu’il se répète. « Ah, ça… » qu’il commence en passant une main dans sa masse de cheveux. « C’est… Juste une habitude. D’appeler les gens par des noms de dieux anciens. Hera… Tu m’as fait penser à Hera. » Peu convaincant comme argument, alors il préfère faire diversion. « Tu peux m’appeler Apollon… Si tu veux. » Son regard ne quitte pas le sien alors qu’il lui adresse un sourire des plus charmeurs.

Plus il réfléchit et plus il se dit qu’il ferait mieux de partir s’il ne veut pas ruiner ses chances de la revoir. Mais quelles sont les probabilités pour qu’il la revoit à nouveau et surtout, qu’elle accepte sa compagnie ? Son départ est bien plus catastrophique qu’il ne l’était à l’initial. Se mettant à bouger, il pèse le pour et le contre. Veillant de temps à autre l’horizon avant que son regard ne se perde de nouveau sur sa moitié. Et enfin, cette question. Il se tourne alors vers elle, la regardant comme s’il avait peur de la voir disparaître juste sous ses yeux. « C’est ce que je me demande aussi. » qu’il murmure à lui-même. Cette réponse il a tant cherché à la savoir. Jamais il n’a vraiment su. Parfois il s’est même demandé s’ils étaient réellement faits l’un pour l’autre ou s’il s’était uniquement trouvé en travers de son chemin pour causer sa perte. Un pas en reculant et il lui demande tout en retrouvant ce sourire si sûr de lui. « Pourquoi tu ne fuis pas ? » Il rajouterait bien qu’après tout, il peut se révéler être un criminel mais le risque qu’elle le prenne au sérieux n'est pas à négliger. « Tes partitions, tu peux les retrouver n’importe où… À moins qu’elles soient de ta propre composition ? » Il questionne, toujours, même lorsque la réponse est déjà en sa possession. Un deuxième pas, il hausse les sourcils, scrutant la moindre de ses réactions comme s’il espérait une invitation.


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C’était agaçant cette façon de s’adresser à elle, la notion de respect n’était sans doute pas la même ou placée dans les pronoms, toujours était-il que malgré sa peur, le calme avait succédé à la tempête et si son cœur battait plus vite à présent ce n’était pas par crainte qu’il s’approche de nouveau, mais bel et bien de perdre ce qu’elle apprécie le plus dans sa petite vie supposément bien rangée aux yeux du monde : ses partitions. Elle déglutit, demandant pourquoi le suivre et il ne semblait pas avoir de réponse à lui donner. Ce n’était pas prémédité, ou alors il était très bon comédien et le danger auquel elle s’exposait était excellemment bien dissimulé. Petit agneau égaré et téméraire, la soif d’aventure qui circule sous sa peau lui arrache un frisson. Elle l’aurait oublié ? Impossible, comment faisait-il ? Fascinant ? Hypnotisant et à la fois malicieux. L’inconnu l’intriguait et avec lui ce charme spontané qui l’offusquait. Inspirant profondément, elle ne sue quoi répondre. Apollon ? Héra ? Il n’était pas allé chercher bien loin, pour un comédien, soudainement il lui apparaissait moins talentueux.

Voilà qu’il marmonne, ne donnant pas de réponse, préférant rétorquer par une nouvelle question, elle non plus ne sait pas, sa tête, la colonne droite comme un i, elle recule. « Je ne sais pas… je veux juste… » ses partitions, oui et immédiatement elle se mord la lèvre en le voyant reculer à mesure qu’elle se crispe. Il fouille, elle aurait dû se taire, mais elle s’est montrée honnête avec quelqu’un qui ne l’était pas forcément. Aucune réponse signifiait que les notes étaient bien d’elle et quelque chose lui disait qu’elle avait tout intérêt à ne pas le lui faire savoir. « Ce sont mes devoirs » piètre mensonge dit pourtant dans une attitude qui ne trahissait rien. Elle avance malgré tout, hésite à réclamer et se fait plus prudente. La musicienne avait l’impression d’être un poisson que l’on ferrait et ça ne lui plaisait guère, se disant plus maligne que cela et pourtant, elle avait envie de se laisser prendre, non pas sans avoir l’assurance de pouvoir faire céder la corde ou tout du moins tirer assez fort pour ne plus être accessible et espérer se défaire d’une autre emprise que la sienne. Il y avait tant de fils autour d’elle qu’il suffisait de les réunir pour en faire une petite marionnette. Sage et docile, elle l’était sans nul doute, mais pas encore domptée, pas encore perdue. Elle n’avait pas encore abandonné ses rêves.

« Pourquoi voler des partitions ? Vous n’en tireriez rien, ce ne sont que des brouillons à faire corriger » sous-entendu par des professeurs qualifiés, elle avait précédemment révélé être musicienne, dorénavant étudiante au conservatoire, donnant un moyen supplémentaire au stalker de l’appréhender plus facilement lorsqu’il le voudrait. Intérieurement elle se sent stupide et elle mordille sa lèvre encore. Les sons qui lui parviennent ne sont qu’un souffle en comparaison de cette discussion. En était-ce seulement une ? Il n’avait aucun mal à la comprendre quand elle peinait parfois à déchiffrer l’accent particulier néanmoins plus chantant que sa propre langue. Les intonations étaient différentes, vivantes, de nouveau si spéciales qu’elle ne pouvait décemment pas ignorer ses prises de parole. Elle ne voulait plus qu’il fuit dorénavant. Allait-elle le suivre ? Courir le risque ? Elle en mourait d’envie. Et si… finalement, et si elle tentait ? Et s’il se passait quelque chose ? Tant pis se disait-elle, déjà dévastée par ce lendemain sans avenir, elle n’avait rien à perdre ? Son cœur balance et elle ouvre la bouche sans rien dire, comme retenue par ses manières, par cette peur du saut dans le vide, mais en même temps. Elle se frustre de ne pas avoir de mots à dire, l’enfant qui contemple plus sa vie qu’elle ne la joue cherche à briser le miroir, juste un peu. « Un échange… ? Un échange ! Mes partitions… contre… contre quoi ? » otoke ? qu’est-ce qu’elle doit faire ? Il a son sac… peut-il vraiment exiger plus que ce qu’il contient ? Oui… mais elle se refuse d’y penser, il l’avait laissé. Proposition alléchante au rendez-vous improvisé, allait-il accepter ? Et quoi ? Pour quelle raison encore ? Trop de questions et pourtant, plus de larmes, plus de peur de l’autre, seulement deux jeunes adultes sur la plage, un moment embarrassant dans cette bulle incomparable. Paradoxe et pourtant agréable, inconnu et pourtant jeu, danger et pourtant calme, ses sens lui faisaient-ils défaut ?

Haera était folle et telle cette déesse, jamais elle ne manquait d’idée pour obtenir son due, néanmoins plus clémente que cruelle, elle n’aspire à rien d’autre que cela, ni vengeance, ni supplice, simplement cette entente curieuse dont elle n’arrivait pas à définir l’atmosphère. Nouveau frisson, elle fait un pas en avant, va-t-il bouger ? Sa main, cette fois-ci elle la tend et ça n’est pas pour récupérer, mais bien pour négocier.


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Sam 12 Jan - 22:32
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Confiant en apparence et pourtant si perturbé face à tant de méfiance. Comment avait-il fait, autrefois, pour gagner sa confiance ? Il s’est écoulée une éternité depuis cette époque. Il ne sait par quel miracle il a réussi à la faire succomber, passant son temps à faire le con. Était-ce son insouciance, ainsi que toutes ces différences, qui les avaient rapproché ? Il s’est toujours demandé ce qu’elle pouvait bien lui trouver alors qu’elle pouvait sans aucun problème finir avec un prince charmant des plus clichés. Un mystère qu’il n’a jamais su résoudre. Tout comme il ne comprend pas pourquoi elle ne cherche pas à fuir le danger. Haera n’était-elle pas censée faire passer sa sécurité avant tout ? Étrange. La situation lui échappe peu à peu.

Insistant, la demoiselle refuse de le laisser partir avec son butin. Alors qu’elle commence à les réclamer, lui vient, par défense, plaquer les partitions contre son torse, comme s’il craignait qu’elle ne vienne brusquement les récupérer. Comédie du voleur qui prétend maintenant être la victime. Taquin et joueur, il n’aurait sûrement aucun mal à inverser les rôles ; laissant croire à quiconque que c’est bien lui qui se fait embêter et non le contraire. Pour l’heure, il est bien trop concentré sur la demoiselle, ne sachant même pas si des passants sont présents ou non. Tout est flou, la plage, son esprit, ses souvenirs. Il ne voit qu’Haera. Et il ne pense à rien d’autre.

Des devoirs. Naturellement, il hausse un sourcil, comme s’il en doutait. Elle a beau se montrer bien plus convaincante que lui, il refuse toutefois de se faire piéger par ce simple mensonge. Se méfie-t-elle au point de lui cacher certains talents qui n’attendent que d’être plus développés ? Il ne répond rien dans un premier temps, préférant mettre un minimum de distance entre eux. Si lui donne l’impression de se jouer d’elle, il en est de même pour le jeune homme dont l’esprit s’embrouille toujours un peu plus face à ce manège. Son cœur l’alerte de quelque chose, mais le voleur l’ignore.

Nouvelle question qui le fait intérieurement sourire. Pourtant, ses sourcils se froncent légèrement mimant un air presque vexé. « Peut-être bien parce que je suis un musicien, moi aussi. » Musicien est peut-être un grand mot pour l’italien qui ne se contente de jouer quelques mélodies sur sa guitare. Mais c’était dit avec tant de sérieux qu’elle aura certainement du mal à discerner le vrai du faux. Après tout, Ezio se compare lui-même à un artiste de temps à autre. Dessin ou musique, cela ne change rien, il s’est toujours dégagé de lui cette aura si particulière propre aux artistes et personnes étranges. Et bien qu’il tende plutôt à faire parti de la deuxième catégorie, il s’en satisfera toujours en disant que c’est ce qui le rend si spécial.

Le regard fixé sur les partitions, le jeune homme fait mine de les lire, comme s’il en avait la capacité. Lui n’a jamais été dans de grandes écoles, ni suivi de cours de musique, alors lire ces notes lui prendrait un temps fou. Temps dont il ne dispose pas et n’en a pas besoin bien heureusement, la demoiselle semble avoir une idée et cela suffit à le faire sourire de nouveau. « Hm, mais je les trouvais si prometteuses ces partitions… » Lèvres formant à présent une moue, il réfléchit longuement, laissant les secondes s’écouler avec une lenteur infernale pour la pauvre demoiselle. Relevant la tête vers elle, il l’observe, avec surprise, avancer vers lui. Tout est si différent qu’il en est lui-même perdu. Pourtant, il ne peut le nier ; voir cette pointe de curiosité et d’insouciance dans le regard de la jeune femme fait battre son cœur un peu plus vite. Son envie de voir les choses bouger est toujours là. Elle a seulement besoin d’un petit coup de pouce. Et cette fois-ci, il sera là pour la guider, sans jamais l’abandonner.

Se surprenant à l’observer comme si elle était la chose la plus précieuse qui soit, il secoue la tête et tente de se ressaisir. Ses sentiments, il a bien du mal à les dissimuler. Détournant le regard, ses orbes bleus viennent se poser sur sa main, signe qu’elle n’est pas fermée à toute discussion. Sourire discret cette fois-ci, il s’avoue vaincu. « Qu’as-tu à m’offrir, signorina ? » À nouveau une question pour se jouer de sa patience, pour scruter ses réactions. Que peut-elle bien attendre de lui, dont l’attitude lui vaut tant de méfiance ? Éventuellement, il hausse les épaules et soupire. « Je veux bien te les rendre… À condition que tu les travailles jusqu’au bout, que tu les termines et que tu me fasses écouter. » Est-ce trop demandé ? Non, d’après lui. Néanmoins, malgré une courte hésitation, il lui tend déjà ces précieuses feuilles. Ne les lâchant toujours pas, il soutient son regard avant d’esquisser un fin sourire. « Et comme j’ai été plutôt clément, je garde ça. » dit-il tout en désignant le portefeuille après lui avoir rendu les partitions. « Je suis plutôt à sec ces temps-ci. » Ne dit-on pas que les voleurs n’ont aucun honneur ? À moins que ce soit le contraire ? Il ne s’en souvient plus. Qu’importe, Ezio n’est pas le genre de garçon à inviter une jolie fille au cinéma ou restaurant. Il n’en a pas les moyens. Le connaissant, il en profiterait sûrement pour lui faire les poches ni vu ni connu. Toutefois, face à Haera, il ne prend pas la peine de cacher son jeu. Un voleur, voilà ce qu’il est et demeurera à ses yeux. Du moins, rien que pour un temps, il l’espère.

Un index tapotant son menton, il réfléchit, le fourbe. Quant à conclure un marché avec lui, il vaut mieux toujours fixer des conditions. Sa liste de souhaits pourrait sinon se révéler interminable. D’autant plus lorsqu’il s’agit de sa moitié, perdue mais jamais oubliée. L’opportunité de pouvoir la retrouver à ses côtés l’aveugle au point de se laisser aller. « C’est pas cher payé… Pas vrai ? Alors, ma proposition tient toujours. Suis-moi. » Ou fuis-moi, se retient-il d’ajouter. Toujours aussi vif, le jeune homme ne lui laisse pas tellement le choix, commençant déjà à avancer tout en embarquant le sac de la demoiselle avec lui, par galanterie ou simple oubli, on ne saurait dire. Ce qui est certain en revanche, c’est qu’il se retient de tout contact physique, n’osant pas même attraper son poignet… Alors pour ce qui est de lui prendre la main, l’italien ne se fait pas d’illusions, restant tranquille au risque de brusquer davantage la demoiselle.


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Sam 12 Jan - 23:29
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Il n’y a pas de fée, il n’y a pas de prince, mais les bourreaux eux existent bel et bien. Néanmoins, ce n’est pas tant par méchanceté pure, il y a des conditions aboutissant à un comportement qui n’est pas propice vis-à-vis d’elle et l’une d’entre elle est cette différence entre la vision qu’elle a du monde et celle de ses géniteurs. Hae Ra n’est plus une enfant, mais traitée comme telle et sous leur autorité, elle se sent comme prisonnière, petite marionnette qu’elle n’a jamais souhaité être et qui parfois tente de ronger les fils, voilà qu’une petite souris tente de l’y aider sans même le savoir. Elle ne connait pas son nom, simplement ce culot et ce talent d’acteur qu’elle lui accorde malgré le geste précédent. Plus aucun dérapage, plus une seule approche qui ne suscitent son mal, elle déglutit et elle cherche à récupérer son bien. Ces partitions sont le seul trésor qu’elle possède et les voir s’envoler dans les bras d’un autre la rendent nerveuse. S’il les vend ? S’il les joue à sa place ? Son cœur brisé d’avoir été leurré toute sa vie, instrument dont on se sert et lauriers récoltés par celui qui le détient. Un geste de recule, il ne les lui rendra pas et pire encore, prétend être musicien, ce qui pour elle est un comble. Elle ne l’a jamais vu au conservatoire et pourtant, la petite ingénue sait que le talent ne s’achète pas et que sa chance n’est pas le fruit d’un argent certain, mais d’une passion qu’elle entretient depuis l’enfance. Il y aura toujours plus virtuose, plus instinctif qu’elle et plus doué et elle se demande si c’est le cas de ce voleur qui la toise si intensément qu’elle mord l’intérieur de sa joue avec ardeur.

Des brouillons, seulement des brouillons, des exercices qu’elle laisse entendre quand il est en réalité de sa propre création, mais plus elle en dévoile, moins elle aura la chance de récupérer son bien et son cœur bat à ses tempes si violemment qu’elle fait cette proposition folle. Figée dans le temps et l’espace, sa question en suspens, le vent virevolte et le sable danse avec lui. Ses cheveux longs caressent sa peau et elle ne défait pas ses yeux des siens tandis qu’il lui temps ses feuilles. Les notes à leur tour se rendent, peu à peu dans un marché pour l’instant négocié. Terminer son travail et le lui faire écouter, ce n’était pas cher payé en effet et c’était surprenant. Un opportuniste ou un admirateur ? Un peu des deux sans doute, très mystérieux en tout cas. Elle ouvre la bouche, mais il tient encore son portemonnaie. Elle le lui laisse, bien moins intéressée. La musicienne se trahie seule, mais il l’a déjà révélé sa supercherie, un peu trop évidente : ces partitions ont de l’importance. Elle accorde malgré tout son temps et sa motivation à rechercher ce qui ne colle pas chez lui, intriguée. Il aurait pu demander tant de choses, mais non. Il veut par ailleurs qu’elle le suive et récupère son sac. Aucun mot n’est sorti de sa bouche tandis qu’il s’enfuit, la laissant pantoise à décider dans l’urgence si oui ou non sa soif de liberté la poussera droit dans les bras d’un inconnu.

Si la réflexion manque, au fond d’elle, il n’y avait qu’une seule solution et tant pis si elle devait le regretter. Affronter ses peurs ne fait en général pas partie d’elle, pourtant, elle le fait, parce qu’il lui semble plus facile d’affronter le voleur que sa propre famille. « D’accord. C’est d’accord… où… comptez-vous aller ? » Toujours ce vouvoiement, elle ne le lâchera pas pour la simple et bonne raison qu’elle y est bien trop habituée et si le respect ne se forçait que par l’âge et le rang d’une personne, nombre de penseurs et d’artistes n’auraient jamais été des étoiles marquant l’histoire.

Elle tremblait, ses mains tendues derrière elle pour ne pas exposer ses craintes ou son excitation, Hae Ra cherchait à se comprendre elle-même, retenant un léger sourire qui transparue quelques millisecondes avant qu’elle n’arbore cette façade plus déterminée qu’hautaine et que l’on confondait souvent. Qu’est-ce qui lui prenait ? Une petite voix au fond d’elle s’attardait à lui énoncer patiemment ce que ses parents feraient s’ils étaient à ses côtés, une autre qui avait pris le dessus débattait avec en affirmant qu’ils n’étaient pas là et qu’elle n’avait aucunement besoin de se référer à eux pour faire des choix. Toutes ces petites voix qui la composaient l’embrouillaient plus qu’elles n’aidaient et désireuse de faire un peu de tri, c’est sur ses sens qu’elle se concentra, gardant une certaine distance entre elle et lui. Elle ne put retenir plus longtemps sa question. Petit voleur téméraire qui avait bien de la chance d’être tombée sur si docile… elle l’enviait presque en espérant secrètement qu’il n’abuserait pas de cette gentillesse ou de cette folie. « Comment… vous appelez-vous ? » Il pouvait mentir, elle pourrait rebondir sur la référence à son propre prénom et ces dieux admirés pour leurs vies trépidantes, mais elle manquait de courage et d’audace. Un nom si prometteur pour si peu de dépassement de soi, parfois lorsqu’elle y pense, elle voudrait bien embellir un peu plus les couleurs de ce si joli prénom au lieu de le rendre si pastel.


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Dim 20 Jan - 22:46
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L'ironie se fout de lui, n'ayant su faire face à sa petite sœur, le voici maintenant bien audacieux face à la demoiselle qu'il ne peut revoir que dans ses rêves et lointains souvenirs. S'il n'était pas aussi angoissé à l'idée de la perdre à nouveau, il se pincerait pour s'assurer que tout ceci est bel et bien un rêve. Il lui ferait même des reproches bien qu'il n'ait pas son mot à dire. Situation complexe qui lui fait tourner la tête. Ezio tient pourtant bon, se laissant guider par son instinct et ses émotions. Il a toujours agi ainsi. On ne peut pas dire que cela lui ait réussit, mais qu'importe, la demoiselle semble également avoir du mal à comprendre son comportement. L'italien ne peut deviner ses réactions à l'avance, tout comme elle ne peut anticiper les siennes. Simple jeu ou coup du destin, le jeune homme décide d'aller plus loin. Cherchant toujours, tirant sur la corde dans le but de faire craquer cette conscience bien trop raisonnable. La raison n’est bonne qu’à rassurer les cons, d’après ses dires. De plus, toujours d’après le jeune homme, la belle déesse mérite de sortir de sa routine et de ce confort imposé par ces bourges. Voler de ses propres ailes, goûter à la folie sans pour autant en succomber complètement, voilà le sens de la vie. Du moins, ainsi était sa philosophie à cette époque-là.

Ce n’est qu’un marché comme un autre. Un peu d’argent en guise de rançon et des services pour se montrer plus convaincant. Ce comportement lui donnerait presque des allures de méchants, de truand. Peut-être bien qu’il en est un, lui, cet arnaqueur professionnel. Pourtant, il n’a aucune idée derrière la tête. Aucune entourloupe. Rien qui ne puisse mettre la demoiselle dans le rôle de la pauvre brebis et lui dans celui du grand méchant loup. Rôle qu’il ne voudrait jamais assumer. Il s’éloigne, le jeune voleur. Invitant sa moitié à le suivre sans pour autant attendre sa réaction. Il cherche à la pousser, à la faire réagir sans réfléchir. Oublier sa conscience, c’est souvent comme ça que lui avance. Au son de sa voix, un fin sourire vient étirer ses lèvres. Il voudrait bien se dire qu’il était sûr qu’elle le suivrait, mais au fond, il n’en est que soulagé. Un haussement d’épaules et il lui sourit d’un air taquin. « Aucune idée. » qu’il répète à nouveau. Triste mensonge, il souhaiterait tout simplement retracer leurs pas, se retrouver là où ils ont partagé tant de moments. Chose impossible lorsqu’il faut partir de zéro. Ses souvenirs seraient sûrement confus aujourd’hui s’il ne se les remémorait pas depuis des décennies. « Je connais pas bien les environs, tu me fais visiter ? » Mensonge, encore. L’italien cherche simplement un moyen de lui passer les rênes, de lui faire comprendre qu’elle a le choix, qu’elle peut décider de ce que bon lui semble.

Si proches physiquement et pourtant si éloignés l’un de l’autre. De deux constellations différentes, ils appartiennent à deux mondes opposés. Ezio n’est pas dupe, il se doute bien que pour la demoiselle tout ceci est déroutant. Sortir du droit chemin n’est pas une chose dont elle a l’habitude, du moins pour le moment. Il compte bien remédier à cela. Il attend juste sa permission pour défaire les barreaux de cette cage faite d’or. Tout aussi embrouillé ou du moins, nerveux, le jeune fourbe n’ose rien dire de peur de faire une gaffe. De plus, il cherche à se donner un air mystérieux, à la laisser se débattre avec ses pensées plus longtemps. Que doit-elle bien penser de lui ? Cette question s’empare de son esprit et des milliers de théories se créent dans sa tête. Est-ce le monde réel ? Où est-ce là un tout autre univers où Haera sait se battre et cherche à l’attirer plus loin pour lui mettre une raclée ? Cette pensée manque de le faire rire, seulement à l’entente de cette douce voix, il retrouve son sérieux. Il s’arrête alors et se tourne vers elle.

Un soupir franchit la barrière de ses lèvres, voulant se donner un air ennuyé pour dissimuler tout amusement. Haera si respectueuse envers lui, ce morveux tout juste bon à jouer les pique-pocket… Ah, si seulement il pouvait filmer cela. « Je n’ai que dix-huit ans, tu sais… » Si jeune et pourtant un vécu pas si léger que ça. Des responsabilités que personne n’oserait soupçonner, une façon de penser qui lui est propre, une personnalité à faire tourner des têtes et des ennuis que seul lui peut s’attirer. Derrière cet air de gamin, il s’en cache des choses. « Ezio Leandros Mayfield da Cesena. » Une main posée délicatement sur son torse, il s’incline gracieusement afin de se présenter de la manière la plus formelle qu’il soit. Toujours dans l’exagération. Des manières de nobles qu’il s’invente sans raison particulière. Une comédie authentique où rien ne se décide à l’avance. Spontané, il se laisse aller. Et lorsqu’il se redresse, c’est un sourire charmeur qu’il lance à la déesse. « Et toi, Signorina ? » ronronne-t-il presque, insistant sur chaque voyelle de ce surnom offert. Il feint l’innocence, comme si la nommer par ce nom de déesse un peu plus tôt n’était qu’une coïncidence. Joueur, il se risque pourtant à ruiner sa couverture. « Tu portes réellement un prénom de déesse ? » Il réfléchit un très court instant et s’empresse d’ajouter. « Oh ! Se pourrait-il que tu sois célèbre ? C’est pour ça que t’y tiens tant à tes partitions ? T’es une célèbre musicienne, c’est ça, Signorina ? » Ce n’est peut-être pas très sympa de faire autant le curieux, surtout en connaissant d’avance les réponses. Mais au fond de lui, Ezio se questionne sur les ambitions actuelles de la demoiselle. Sont-elles toujours présentes et toujours enfouies, cachées aux yeux des autres ? Cette petite étincelle de passion brille-t-elle suffisamment fort pour lui faire espérer de doux rêves où la musique occuperait une place importante dans sa vie ? Tant de questions et pourtant, il reste sagement là, à attendre ses réponses dans le plus grand des calmes.  


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Lun 21 Jan - 0:07
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Le vent lui porte parfois des mots, des alertes comme un murmure qui la chatouille et qu’elle repousse d’un geste délicat. Enveloppée dans un tourbillon de voix susurrant des conseils contraires et pourtant toutes similaires, n’appartenant qu’à elle. Suivre ou non, poser des questions, ce n’était pas dans ses habitudes, pourtant audacieuse, elle n’est jamais sure d’elle quand il s’agit de prendre des décisions qui n’ont pas déjà été amorcées. Elle a défié plus d’une fois l’autorité de ses parents pour la musique, pour la natation et bien que ses secrets soient gardés chaudement, elle se doute qu’ils sont au courant de ses escapades. Est-ce un test ? Ils ne se seraient pas permis, bien trop dans les clous et trop regardant pour daigner demander une quelconque aide à un étranger qui plus est. Mordillant l’intérieur de sa joue pour la énième fois, son regard se pose sur le jeune homme qu’elle finit par suivre en gardant ses distances. Elle pourrait presque toucher son sac et pourtant ne s’y autorise pas, se contentant de restée accrochées à ses feuilles et d’écouter. Si Haera avait eu peur à de multiples reprises, le fait étant qu’il la laisse choisir leur destination détend ses muscles. Ses épaules se relâchent et elle penche très légèrement la tête dans une moue qu’elle ne laisse paraître qu’une seconde. Tout en marchant, un pas après l’autre à chaque intervention, l’étranger cherche un guide et bien qu’elle en doute, elle le remercie intérieurement de feindre.

Marquant l’arrêt, la coréenne réfléchie à un endroit proche à faire visiter. L’idée étant d’en profiter elle-même, dorénavant accompagnée pour explorer les environs sans escorte familiale. Son regard se pose sur le phare au loin qui ne sert quasiment jamais et ses doigts pianotent sur le côté de sa robe. Il y a plus simple également, osera-t-elle seulement proposer ? La priorité reste malgré tout ce prénom qu’elle ne connait pas et la réponse fut des plus inattendue. Sa bouche s’entrouvre, mais se ferme aussitôt, cette fois-ci mordant sa lèvre pour ne pas laisser paraître cette frustration plus qu’elle ne devrait. Politesse avant tout. « Ezio » répète-t-elle dans un murmure, s’exerçant par la suite sans voix pour ne pas écorcher le prénom si peu simple pour elle. La langue est chantante et le geste exagéré, cette première expérience avec un étranger la fait pour la première fois sourire. Elle ne pouvait pas prétendre en connaître d’autres et quelque part, en avait-elle envie ? « Min Hae Ra… » Ses yeux se ferment, une fraction de seconde, elle se sentait idiote, reprenant « Enfin, je suppose… Hae Ra Min ? » l’ordre n’avait pourtant pas d’importance, le message était le même, mais elle avait réfléchi de sorte à faciliter la compréhension de l’étranger qui parlait très bien coréen en comparaison de ses connaissances en italien. La brune n’arrange pas son cas, mais il n’en dit rien, reprenant sur la particularité de sa nomination. Effectivement, il lui indiquait connaître son prénom, mais droite comme un i, sans pour autant être tendue, ses yeux brillent quand elle rétorque « Si tu me dis comment tu connaissais mon nom, je te répondrais et je te montrerais un endroit que j’apprécie et que personne n’aime fréquenter » une cachette… dans laquelle trouver refuge lorsqu’elle n’avait aucune envie de faire face et qui lui était bien utile pour se sécher quand elle a passé quelques temps à nager. Un regard vers la mer, elle ne regrette pas. Pour une fois, ce petit plaisir n’a rien d’excitant en comparaison de sa curiosité envers Ezio. « Tu préfères… que je t’appelle par ton nom ou ton prénom ? » c’était dérangeant de ne pas savoir, peut-être qu’il était plus irrespectueux de faire cet effort que de se comporter comme elle l’aurait fait avec un coréen en face d’elle et en avoir conscience la rendait nerveuse à nouveau. Pour dissiper son malaise elle se permet d’avancer, un peu plus vite que lui, le rattrapant assez pour le dépasser et finalement ralentir en le pas pour se tourner vers lui et jouer ce rôle de guide qu’elle n’assume décemment pas et qu’elle endosse pourtant.

Étrange situation ou son état évolue d’une émotion à l’autre, sans jamais savoir laquelle prime, sans jamais savoir ce qu’elle doit faire et au fond d’elle, ce souffle incontrôlable, réprimé qu’elle essaie de comprendre, mais qui est bien trop volatile pour être apprivoisé encore. Sa main se referme sur le papier dont le froissement léger lui rappelle simplement sa musique. « Je… m’appelle réellement comme ça et je ne suis pas célèbre, mais je… » pourquoi le lui dire ? Ses problèmes, son nom dont elle pense ne pas être à la hauteur, son envie de poursuivre ses études, d’être musicienne, d’en vivre, de vivre tout court. « J’étudie la musique… pour devenir compositrice » et si le piano est son premier amour, tous ces instruments dont elle n’a pas osé se saisir et qui lui font envie… elle voudrait bien les étudier à leur tour. « Et toi ? Qu’est-ce que tu… étudies ? »


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Mar 22 Jan - 22:13
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D’un regard toujours discret, il l’observe de temps à autre, cherchant à se rassurer de peur qu’elle disparaisse sans prévenir. Ce n’est pourtant pas le genre de la belle Haera. Seulement, l’angoisse de voir la déesse se dissiper tel un mirage l’oblige à rester sur ses gardes, à prendre conscience que tout peut s’arrêter d’un moment à un autre. Toutefois, une partie de lui semble bien moins prudente, perdant peu à peu cette part de rationalité restante. Ce n’est pas bien d’être constamment tourné vers le passé, qu’ils lui disaient tous. Pourtant, Ezio ne peut faire autrement. Il le sait pertinemment, s’il s’était montré plus prudent, rien de tout ceci ne serait arrivé. Sa vie serait différente. Un si et on referait le monde ; une autre connerie qu’on lui répétait sans cesse. Connerie qu’il n’a jamais comprise.

Le temps des présentations, une occasion parfaite pour construire de nouvelles bases. Si lui connait pratiquement tout d’elle, ce n’est pas le cas de la demoiselle. De plus, il ne peut trop en révéler de peur de passer pour un stalker ou pire. La dernière chose qu’il voudrait, c’est que la déesse se mette à crier ou appelle la police. Pourtant, cette part de folie qu’il a secrètement conservé en lui, se meurt de ne rien pouvoir révéler. Lui dire qu’elle est son âme-sœur, qu’il a changé le cours du temps pour avoir une chance de la revoir… Tout ceci lui parait bien trop fou, même pour lui. Il ne sait rien. Ezio n’y comprend rien. Il ne cherche pas vraiment à savoir, se contentant d’improviser, d’oublier les bizarreries l’entourant pour ne se soucier que de sa moitié.

Ezio… Lorsque son prénom est prononcé par cette voix si familière, il est pris d’un frisson qui lui parcourt l’échine. Tant de souvenirs l’envahissent. Cette nostalgie soudaine ravive cette solitude et ce vide bien trop présents dans son cœur. Vivre sans Haera, c’est impossible qu’il disait. Il en est pourtant la preuve vivante. Toutefois, si c’était à refaire, s’il devait de nouveau affronter ce monde sans elle à ses côtés, il ne pense pas qu’il y parviendrait. Pas après avoir croisé sa route de nouveau. Tristesse et désespoir cherchent à lui tenir compagnie comme ils l’ont fait ses dernières années. Impossible pourtant de céder face à la demoiselle. Et même s’il se sent sur le point de craquer, sentant ses yeux brûler, il ferme un instant les paupières pour retrouver cette énergie débordante qu’il possède toujours en sa compagnie. Aucune larme, aucune faiblesse, seulement un sourire charmeur qu’il ne peut réprimer.

Min Haera, douce mélodie qu’il connait par cœur. La brune se corrige, comme si elle avait commis une faute alors qu’il n’en est rien. Un léger rire lui échappe à l’idée qu’elle cherche à s’adapter à ses coutumes à lui. L’ordre ne change rien. Haera reste Haera. Mais cette attention ne passe pas inaperçu auprès du jeune homme. Hochement de tête pour ne pas faire davantage de manières – même si lui prendre la main pour y déposer un baiser est une idée qui l’amuserait bien, l’italien préfère ne pas tenter le diable. Tiens donc, cette politesse et forme honorifique envolées, les barrières s’effondrent peu à peu et la demoiselle lui semble plus accessible. Ezio ne peut qu’en sourire. Cette distance le rendait bien trop nerveux. L’index sur le menton, l’italien songe à ce qu’il pourrait bien lui raconter. Le coup de la coïncidence semble peu crédible et il ne voudrait prendre le risque de perdre cette opportunité en se montrant peu convaincant. « Mh… C’est un ami qui me l’a dit… Il est lui aussi étudiant au conservatoire et il m’a parlé d’une mystérieuse jeune fille… Tu correspondais parfaitement à sa description. » Haussement d’épaules et le voleur reprend. « Je crois même qu’il en pince pour toi. » qu’il annonce avec sourire.

Ceci, il ne s’y attendait pas. Il ne saurait dire s’il s’agit d’un stress causé par le fait de ne pas savoir comment se comporter avec un étranger ou si elle agit ainsi avec toutes les personnes qu’elle rencontre. Ce qui serait plutôt drôle. Il en rit légèrement d’ailleurs, malgré le questionnement qu’il s’imagine sérieux. De nouveau, il hausse les épaules pour lui faire savoir que cela n’avait pas d’importance. « Appelle-moi comme tu veux. Ce qui est le plus simple pour toi. » Simple, une notion difficilement applicable avec un nom comme le sien et une prononciation coréenne où les sons diffèrent totalement de sa langue natale. « Ezio, ça me va très bien. Mais si tu préfères quelque chose de plus formel, tu peux m’appeler par mon nom. Sinon, j’ai aussi pour habitude qu’on raccourcisse Leandros en Lian parce que c’est plus facile à prononcer, ou… » Sa voix s’échoue en un murmure, réalisant qu’il s’emporte et ne peut s’empêcher de devenir vite si bavard et enthousiaste. Du calme, ce n’est qu’une première rencontre, qu’il se répète. Il ne peut cependant pas se retenir d’agir comme s’ils se connaissaient depuis longtemps. Un sourire quelque peu gêné, il s’éclaircit la gorge et reprend finalement, plus calmement. « Ezio… Appelle-moi Ezio. » Sourire timide cette fois-ci. C’est fou, peu importe le nombre d’années écoulées, Haera arrive toujours à lui faire perdre ses moyens. À cela s’ajoute son envie de faire bonne impression, ou plutôt, de se faire remarquer, de l’intriguer suffisamment.

Hésitation et doute, sa question dépassait-elle les limites du raisonnable ? Contrairement à ce qu’on dit, il n’est pas toujours facile de se confier à un inconnu. Peur du jugement, ou simple fait de ne pas assumer certaines choses. Qu’importe, le jeune voleur patiente, écoutant attentivement chacun de ses mots et de ces moments de silence, marquant à la fois son manque d’assurance ou bien le fait qu’elle n’ait pas envie de partager tout cela. Ses ambitions ne regardent qu’elle, bien sûr, il ne peut affirmer le contraire. Mais lorsqu’il s’agit d’Haera, le jeune homme devient toujours plus curieux. Et plutôt que de se reposer sur des souvenirs qu’elle ne partage aujourd’hui pas avec lui, il opte pour un nouveau départ, une nouvelle occasion de la redécouvrir. Enfin, elle lui avoue son but et malgré sa réserve, Ezio peut décerner dans son regard cette étincelle qui l’anime lorsqu’elle évoque sa passion. « Ah, Min Haera… » soupire-t-il, tout en secouant la tête. « Mets-y plus de conviction ! Si la musique te plait, n’en doute pas, c’est à toi d’assumer tes ambitions. » À ces mots, il porte sa main à son torse, au niveau de son cœur comme pour illustrer ses propos. Il a bien envie de lui dire qu’elle n’a pas à écouter ses parents, mais il ne peut pas. Pas maintenant.

Ce bref moment de sérieux se dissipe bien vite lorsqu’il se retrouve incapable de répondre à cette simple question. Réfléchis, qu’il se dit intérieurement. Qu’étudie-t-il à cette époque ? Que faisait-il à dix-huit ans ? Ses doigts se faufilent entre ses mèches de cheveux alors qu’il essaie de se rappeler de ce simple détail. Et là, tout lui revient tel un raz-de-marée de souvenirs. Ce long moment au centre de désintox, ces ennuis qu’il se cherchait constamment malgré le fait qu’il soit clean et surtout, sa reprise des cours en parallèle des petits boulots. « Lycéen... » qu’il murmure, inconsciemment. « Je suis lycéen. » La honte. Il lui en a fallu du courage pour prononcer ces mots. Tout en se massant la nuque, le jeune homme baisse le regard, embarrassé. « J’ai… Mh, eu quelques complications qui m’ont fait redoubler. » Il n’entrera pas dans les détails. Intérieurement, il aurait presque envie de rire ; à quoi bon poursuivre ses études si c’est pour finir en taule ? Besoin d’une diversion, Ezio préfère changer de sujet de discussion. « Alors, cette cachette ? » demande-t-il, avec enthousiasme.


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Mar 22 Jan - 23:06
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La musicienne avait toujours été à fleur de peau, ressentant la moindre émotion plus vivante que jamais et pourtant les enterrant au plus profond pour ne jamais briser ce masque qu’on l’obligeait à porter. Parfois, c’était elle qui s’en parait afin de se protéger, mais elle n’avait jamais su quand l’endosser ou non et aujourd’hui, bien consciente de ne l’avoir pas mis, elle s’en tire à bon compte, toutes émotions en dehors et visible malgré ses efforts. Comme nue selon elle quand ce n’est qu’un coup du destin qui l’a mise sur le chemin d’un inconnu qui n’en est pas vraiment un. Seul capable de la déchiffrer, le jeune homme garde sous réserve tout ce qu’il sait, laissant fuiter par moment quelques indices que la belle n’est pas capable de percevoir autrement qu’au travers de sa méfiance naturelle et préférable par ailleurs. Ezio, ce nom, poétique et très joli de surcroit. La réaction du voleur la surprend, mais elle ne dit rien, il en est de même lorsqu’elle laisse entendre son prénom, malaise imminent à essayer de s’apprivoiser, de se côtoyer en établissant des règles définies par leurs comportements.

Proposition osée, elle le cherche, mais elle garde ses distances, observant ce regard azur qui la fait déglutir. Les doigts serrés sur son cahier, elle se force à les défaire doucement pour ne pas laisser quelconque signe de son anxiété. Un étudiant au conservatoire qui l’apprécierait plus qu’il ne devrait ? Sourcils froncés, la coréenne ouvre la bouche. Elle ne s’y attendait pas, cependant c’était parfaitement logique et beaucoup plus rassurant que ce qu’elle imaginait. Elle ne craignait pas grand-chose, du moins se disait-elle qu’une connaissance qui avait eu le coup de foudre ne voudrait pas voir un ami lui faire du mal. Elle se mord les lèvres, mais elle ne demande pas plus, préférant ne pas savoir de qui il s’agit. Ce sujet l’embarrasse, sachant à quoi elle était destinée, elle préfère ne pas en avoir un de plus à devoir repousser aussi adorable qu’il puisse être au fond, Hae Ra ne veut que profiter un peu de sa vie et choisir sa propre route à tracer. L’italien n’est pas obligé de savoir et pour cela, elle pose d’autres questions, provoquant un léger rire qu’elle ne calcule pas en le dépassant, son cœur battant la chamade tant elle se sent idiote.

Il s’emballe, elle se calme, lui aussi plus docile finalement explique qu’elle n’a qu’à l’appeler par son prénom. Elle ne se risquera pas à prononcer son nom avant de s’y être un tant soit peu exercée dans le plus grand secret. De son côté l’explication la rend toujours plus floue, plus effacée en comparaison de la déesse. Elle se serait plu à dire être célèbre, mais elle n’est pas menteuse et Hae Ra préfère exprimer son souhait sans trop en dévoiler, rendant curieux ce jeune homme qui la pousse à profiter de son talent. Ses yeux perçants croisent les siens, elle se demande presque si cet écho avec ce qu’elle ressent au fond d’elle vis-à-vis de ses choix est réellement hasardeux. Il est vrai que cette part de hasard lui a toujours plu, qu’il fait comme défait les choses, les choix, mais de là à lui remettre sa personne ? La question est renvoyée finalement, dans un jeu ou chacun cherche à ne pas trop en dévoiler, ou les non-dits sont importants, mais que les âmes ne se sont pas encore apprivoisées assez pour être mêlées. La brune observe cette stature, plus grande que lui, cette assurance évaporée au profit d’un jeune homme pour le coup lycéen. Elle aurait dû s’en douter. Maintenant il est trop tard et sa curiosité serait malvenue, si tentée qu’ils changent tous deux de cap. Hae Ra acquiesce en l’invitant à la suivre. « J’aimerais d’abord… quelque chose à manger et à boire » de quoi récupérer pour ne pas se sentir trop isolés une fois dans ce jardin secret. Un simple café fera l’affaire, offrant quelques mets et boissons à emporter. Lorsque son choix est fait, elle attend sagement, portant sa main à ses poches avant de lever le nez vers l’homme qui se tient à côté. Entre adulte et enfant, ses traits se dessinent et elle penche la tête d’un air mi-malicieux, mi-gêné. « C’est toi qui offre… avec ton joli portemonnaie fleuri » il y avait assez pour ramener un festin, ses parents n’auraient pas aimé qu’elle prenne un simple café dans un lieu aussi fréquenté et plutôt rustiques selon eux, mais tant qu’elle n’est pas épiée dans ses moindres faits et gestes, elle peut bien se permettre tous les écarts qu’elle souhaite, notamment concernant sa diète.
Chose certaine à vouloir contrôler la vie des autres, c’est que les fils qui maintiennent la marionnette n’en font parfois qu’à leur tête. Une fois leur commande récupérés sous les regards peu discrets, Hae Ra s’empresse de trottiner vers le phare, retournant sur le sable tiède encore de cette journée radieuse bien que légèrement froide. Elle mordille sa lèvre et s’assure que l’étranger la suit avant de s’adresser à lui, attendant qu’il la regarde plutôt que d’appeler son prénom. « Hm… si tu ne connais pas les lieux, tu ne connais pas le phare et normalement tu ne t’en approcherais pas, mais en réalité… il n’est pas hanté contrairement aux ragots… sauf peut-être par moi » bien qu’elle ne soit pas un fantôme et qu’elle ne s’y aventure pas de nuit, elle se plait à sourire, nourrissant les rumeurs avec une joie non dissimulée. « Tu as… facilement peur ? » question idiote, elle le sait, même si c’était le cas, il ne le lui dirait pas, quand elle pourtant le ferait. Scandale de devoir prouver plus selon qui l’on est et pour de stupides raisons à son sens. Mais elle tente, juste avant qu’ils n’arrivent au pied du phare inoccupé et par chance… dont la porte n’est pas très solide. C’était son refuge, son coin, mais, elle était d’humeur à le partager quand pourtant ses mots restaient dans son esprit, ses gestes eux, témoignaient de cette solitude dont elle n’avait pas vraiment voulu et de cette confiance qu’elle voulait accorder. Elle ne manquait pas de cachettes, mais celle-ci était particulière dorénavant.


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We were walking on moonlight, and you pulled me close, split second and you disappeared. And then I was all alone. In the blink of an eye, just a whisper of smoke, you could lose everything, the truth is you never know.

Mayfield Ezio
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Dim 27 Jan - 16:36
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Il se risque à changer le cours des choses sans même s’en rendre compte. Ezio ne fait que profiter du moment, contemplant la belle dont il ne peut s’approcher davantage. Fini les réflexions, il veut simplement se perdre dans cette nouvelle réalité qui n’est qu’une copie parfaite de son passé. Revenir dans le temps est un souhait qu’il a toujours voulu réaliser. Maintenant qu’il y est, il ne veut plus retourner là d’où il vient. Le jeune homme veut oublier son présent peu plaisant. Il voudrait rester ici pour toujours, avec Haera à ses côtés. S’échapper comme ils l’avaient prévu, partir loin d’ici et de cette ville si étouffante. Un rêve d’adolescent qu’il avait vite oublié et qui est vite revenu. Ses émotions et sentiments s’opposent, le laissant perdu dans un tourbillon de non-sens. Son mariage, ses années en prison, la disparition de son âme-sœur… Tout cela lui semble bien lointain maintenant. Ses souvenirs deviennent plus flous et moins présents, l’obligeant à redevenir ce lycéen insouciant.

Fin sourire, il se retient de rire. Elle le prendrait si mal et penserait qu’il se moque d’elle. Comme il s’y attendait, la demoiselle semble embarrassée face à une telle révélation. Encore un mensonge. Décidément, il ne fait que mentir depuis leur rencontre. Cela le désespère mais que peut-il bien faire ? Il n’a aucun plan. Ezio doit faire attention à ses mots. Jouer le rôle de l’inconnu. Du voleur. Elle lui en voudrait sûrement, si elle savait. Qu’importe, son hypothèse n’est pas impossible. Le jeune homme se souvient encore de ses fous rires chaque fois qu’il avait l’occasion d’observer l’un de ses prétendants.

La conversation suit naturellement son cours, se dirigeant vers des sujets plus légers en apparence et pourtant si importants. Jouant le rôle du mystérieux messager, il espère au fond que ses mots la toucheront. Divagation menant maintenant à ce sujet presque sensible. Un passé lourd à assumer. Honteux, l’italien refuse de s’attarder davantage là-dessus, risquant au passage de frustrer la curiosité de la demoiselle. Quand le moment sera venu, il lui racontera tout, ou presque. Là, il n’ose imaginer ce qu’elle penserait de lui en apprenant tout cela. Voleur et en plus délinquant et camé. Elle prendrait à coup sûr ses distances. Au fond de lui, le jeune homme culpabilise ne pas pouvoir se montrer aussi sincère qu’il le voudrait. Mais il préfère ne pas y penser pour le moment. Une invitation à partir à laquelle la demoiselle y répond sans problème. Éternel sourire aux lèvres, il hoche la tête, satisfait de devoir la suivre.

Ce petit café n’est qu’un endroit comme un autre. Un endroit qu’il ne pensait pas revisiter un jour, surtout pas maintenant qu’il a fermé. Secouant doucement la tête, il n’y pense pas, se remémorant son souhait d’oublier le présent. Malgré les regards parfois insistants, les yeux d’Ezio sont posés sur la demoiselle occupée à passer leur commande. Un bien si petit café qu’il ne peut ignorer les regards des clients. À force, il ne saurait dire si cela est dû au fait qu’ils ne soient pas vraiment assortis ou s’il s’agit de ses propres origines bien trop intrigantes. À moins que ce ne soit dû à sa réputation de fauteur de trouble… Passant naturellement ses doigts sur ses taches de rousseur, il en serait presque nerveux si sa moitié ne s’était pas tournée vers lui avec cette malice dans le regard. Retrouvant son sourire, il lui répond fièrement. « Bien sûr, c’est bien ce que je comptais faire. » Inviter une fille en utilisant son portefeuille, rien à dire, un véritable gentleman.

Une fois la commande payée, il se retrouve les mains chargées alors que l’étoile file déjà un peu plus loin. Ezio se dépêche de la rejoindre, suivant ses pas sans pour autant en réduire la distance. Dans l’attente, toujours, le jeune voleur la laisse toujours faire le premier pas. Continuant d’avancer, son regard se perd sur cette immense structure qu’il ne connait que trop bien. Ce phare, lieu emblématique de la ville, du moins pour lui. Il se souvient de ces jours à se planquer ici pour avoir un peu de tranquillité, à s’y cacher lorsque la pluie s’abattait sans crier gare. Et chaque fois qu’il ne savait pas où se trouvait la demoiselle, il pouvait toujours la retrouver ici. Il a continué à s’y rendre pendant un temps, persuadé qu’elle referait surface. Mais lui aussi a fini par laisser tomber, s’avouant vaincu face à l’horrible réalité. Un bien triste souvenir qu’il s’efforce d’effacer en laissant son regard se poser sur la jeune musicienne. Elle est là, tout va bien, qu’il se dit intérieurement pour se rassurer.

Leurs regards se croisent et la déesse reprend la parole. Un sourire se forme sur ses lèvres alors qu’il observe maintenant les environs. « Alors, c’est toi qui t’amuses à effrayer tous les visiteurs ? » Rire léger lorsqu’il se met à l’imaginer dans ce rôle de fantôme. Difficile d’imaginer Haera hanter quoique ce soit, si ce n’est l’esprit du jeune homme. Se rapprochant davantage du phare, tout semble s’assombrir autour de lui. Cette impression d’être dans un autre monde fait de nouveau surface et seule la voix de Haera l’aide à s’y ancrer. Un sourcil arqué, il reporte son attention sur elle et en profite pour attraper cette perche tendue. « Pourquoi ? Est-ce que… Tu me prendrais la main si je te disais que oui ? » Sourire taquin, il ne défait pas son regard du sien. Ce n’est que lorsqu’ils entrent à l’intérieur du phare qu’il retrouve un semblant de sérieux. Son regard s’y perd. Il doit dire qu’il s’attendait à pire, des toiles d’araignées partout et un décor plutôt sinistre, mais non, c’est presque comme dans ses souvenirs. « Pourquoi est-il abandonné ? Il n’y a pas non plus de gardien ? » Jouant le rôle du touriste, il ne se prive pas pour faire le curieux. « Tu viens souvent ici ? Toute seule ? » demande-t-il tout en lui tendant sa boisson.


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Dim 27 Jan - 18:28
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Comme une peinture faite de nuances claires, un peu trop pastels pour être distinguées les unes des autres et voir l’œuvre dans son intégralité, le monde aux yeux d’Hae Ra semble s’effacer peu à peu. Mais voilà que les couleurs prennent vie et se répandent sur la toile en passant du foncé au vif. Le rendu ne sera visible que lorsqu’elle aura trouvé son équilibre. Le temps ne presse pas pour le moment, occupée à s’embarrasser bêtement de conventions qu’elle essaie d’adopter pour le confort de l’étranger, mais au final sont inutiles. Il rit un peu tandis que les deux se dirigent vers un café où les regards sont indiscrets, posés sur eux, presque à les bousculer sans avoir échappé le moindre mot. Si la nervosité de la musicienne se fait sentir, elle n’y prête pas plus d’attention qu’à cet intrigant jeune homme qui tient son sac et son argent en otages. Mais elle n’en a que faire réellement, il lui a rendu ses partitions. Voilà peut-être pourquoi elle le suit, pourquoi elle accepte. Malgré l’épisode de cette rencontre aussi tumultueuse qu’une mer déchainée, le flot s’est régulé et la tempête calmée au profil d’un soleil caché derrière les nuages. Son cœur ne bat plus aussi fort en la présence du voleur ou du moins pour ces raisons-là. Les échos blessant de toute une scène qui se présente à eu à en faire silence est d’autant plus pesant qu’il ne devrait pas exister selon Hae Ra. Ce malaise vis-à-vis d’un inconnu la révolte autant que soulève son incompréhension. Cette capacité à se battre peuple contre peuple la fait frissonner d’horreur et elle préfère demander aux brun de payer avec son portemonnaie plutôt que de donner crédit à cette injustice.

La façon dont il a évoqué son ami aurait dû la rendre curieuse, son silence en avait dit assez sur ses relations, particulièrement avec un lien affectif trop fort pour elle. Des prétendants il y en avait eu. Essayer de se rapprocher d’elle pour la courtiser ne la rendait pas plus accessible au contraire. Véritable Carmen, elle se laisse guider volontiers par son cœur plutôt que les exigences de ses géniteurs. Sa prison dorée n’est pas si mal pour l’instant, elle doit juste trouver un moyen de leur faire admettre que la musique peut être son métier. Mordillant sa lèvre, elle l’entraine vers le phare, tous deux souriant, elle remarque qu’il garde ses distances et apprécie le geste que personne n’aurait eu la délicatesse d’entreprendre. Il n’était pas si malfaisant et mal pensant. Pour autant, ce risque que la brune prenait en exposant son secret restait une épreuve à passer sur le long terme. Son sentiment était fort, n’était-ce que l’adrénaline ou cette intuition féminine ? Ou simplement son cœur d’adolescente qui battait encore malgré son âge ? Une remarque, une seule sur ce lieu et la voilà embarrassée. « Je n’ai rien fait pour en tout cas, les gens lisent beaucoup trop de romans » notamment un en particulier, Ring, de Koji Suzuki. Même si elle n’est pas friande de ce genre, la belle s’en est inspirée pour prendre possession des lieux sans réellement y être pour quelque chose. Qu’en est-il de lui ? Son regard posé sur elle, elle lève le nez tandis qu’il profite pour lui demander si elle prêterait sa main pour le rassurer. Nouveau battement raté, elle déglutit difficilement. « La manche » elle aurait voulu le défier du regard, mais n’en avait pas le cran, l’espace entre eux diminuant tandis que la porte cède et qu’elle se sent revivre. Comme chez elle, elle s’installe non loin des escaliers menant au sommet de la tour où cette lumière sensée guider les marins n’est pas en fonction. « Personne ne s’est porté volontaire pour être gardien, personne n’a les qualités requises pour le faire et de fil en aiguille, le phare a été abandonné au profit du port… la technologie ? Je trouve ça toujours utile pourtant, mais… ce n’est pas plus mal, au moins je peux rester ici » quand elle ne se sent pas le cœur à rentrer ou qu’il n’y a pas d’autre choix, quand elle préfère flâner qu’affronter un visage inconnu et souriant de bonne famille qui cache un loup auquel elle ne veut pas avoir à faire.

Récupérant sa boisson, elle acquiesce, c’est dangereux, mais elle ne se sent plus menacée, étrange sensation que d’avoir trainé un parfait inconnu dans un lieu familier bien plus que sa propre maison. « J’y suis presque tous les jours… et… toute seule. Oui… je… » il fallait qu’elle le dise, faire quelque chose pour elle seulement, ce serait une idée, mais c’est aussi nécessaire pour qu’elle ne perde pas ses repères. « J’aimerai bien que tu ne dises rien à personne à propos du phare… je m’y sens bien et si je t’y ai mené c’est juste parce que je m’y sens bien » ne gâche pas tout, voilà ce qu’elle voulait lui dire, mais il n’y avait aucune façon polie de le signifier. Avalant sa salive, elle ouvre sa bouteille et bois sans que ses lèvres ne touchent le goulot. Protégés du froid, du sable qu’elle sent encore sur elle et dans ses cheveux qui caresses ses épaules, la jeune femme peut prendre son temps à observer le délinquant qui en fait de même. Elle s’était délectée de son étonnement lorsqu’il était entré et de ses questions, témoignant de sa curiosité plus que de ses potentiels vices. Plus posée, elle ne sait que faire, assise sur ses mollets, solennelle malgré son aise, elle observe le haut du phare en promettant « Aucune raison d’avoir peur j’espère ? » des mots qui ont bien plus de sens qu'ils ne devraient. Non, elle n'avait plus peur de lui, plus pour l'instant et elle voulait s'assurer ne plus jamais ressentir cette frayeur involontaire en sa présence si tentée qu'elle lui avait littéralement ouvert la porte d'une partie de son jardin secret.


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Revenir à cet endroit lui fait ressentir tant de choses à la fois sans qu’il ne sache précisément quoi. Il a beau être réellement ici, Ezio a cette étrange impression de n’être que spectateur de cette scène qui pourtant marque un bouleversement dans sa vie. C’est comme s’il était en train de creuser dans sa mémoire, revenant tant de jours en arrière. Pourtant, tout ceci est loin d’être un souvenir et ça, il le sait bien. Ce n’est que plus tard qu’il l’a découvert cet endroit, lorsque Haera lui faisait suffisamment confiance pour l’emmener ici. En est-il le cas aujourd’hui ? Pourquoi l’emmener dans cette cachette ? Lui le voleur qui n’arrive à faire que mauvaise impression. Te souviens-tu ? C’est ce qu’il a tant envie de lui demander, sans jamais oser. Sa déesse lui semble bien peu méfiante à son égard qu’il n’en peut qu’être curieux. Et si jamais des bribes de mémoire lui revenaient à elle aussi ? Et si elle ressentait cet étrange fil qui les lie tous les deux ? Des espoirs naissent dans son esprit alors qu’il les sait très bien impossibles. La façon qu’elle a de le regarder n’a pas cette familiarité qu’elle avait autrefois. Du moins, pas encore… C’est ainsi qu’il se rassure. Qu’il croise ce regard qui lui fait comprendre qu’ils ne sont encore que deux inconnus l’un pour l’autre. Il y perçoit tout de même cette petite étincelle, cette lumière qui lui fait savoir que la demoiselle est intriguée.

Chacun adopte une attitude plutôt correcte et réservée envers l’autre. Faire le premier pas est une chose que tous deux semblent redouter. L’inconfort de ne pouvoir se montrer si familier. Ezio n’en est pour autant pas frustré, taquinant la musicienne sans jamais trop la chercher. Toujours cette limite à ne pas franchir, de peur de la faire fuir. Nouvelle remarque du voleur et la déesse y répond, prenant cette taquinerie au sérieux. De nouveau un rire lui échappe, il ne pensait pas qu’elle se justifierait. Ces histoires de fantôme l’amusent, lui qui sait très bien que tout ceci n’est que du vent. Seuls les deux jeunes insouciants qu’ils étaient venaient vagabonder dans le coin telles deux âmes égarées. Seul un « Mhh » lui échappe, laissant le doute planer, faisant mine de ne pas croire entièrement la demoiselle alors qu’il n’en pense rien. Evidemment que Haera n’y est pour rien, ces légendes sont bien plus vieilles et datent de bien avant sa naissance. L’aura mystérieux qu’abrite la ville est là depuis toujours et vingt ans plus tard, rien n’a vraiment changé.

Fin sourire amusé qui étire ses pulpeuses lèvres, bien sûr il ne fallait pas trop en demander. Lui prêter un bout de sa manche doit sûrement déjà être un grand effort. « Me voilà bien plus rassuré. » qu’il répond, toujours avec ce ton taquin. L’esprit de nouveau perturbé par ce bond dans le temps, l’adonis préfère poser des questions tout en contemplant sa déesse. Il l’écoute attentivement, comme si elle était un véritable guide venu l’aider pour ne pas qu’il se perde davantage. Elle ne s’en rend sûrement pas compte, mais lorsqu’elle évoque quelque chose qui lui plait, l’artiste en devient quelque peu plus bavarde. Cela le fait doucement sourire, son regard venant par la suite scruter les environs. « T’es plutôt courageuse. » Venir ici seul, il faut quand même avoir du cran.

La demoiselle semble hésiter à dire quelque chose, cherchant sûrement ses mots. Son regard se pose sur elle, un sourcil haussé, l’invitant à en dire plus. De nouveau un sourire et Ezio hoche la tête. Une fois de plus, la déesse préfère ne pas se séparer de ses bonnes manières. Cela l’amuse dans un sens, mais il aimerait lui faire comprendre qu’elle n’a pas besoin d’être autant sur la réserve avec lui. Après tout, il n’est qu’un gamin venu tout droit d’une banlieue de Brooklyn. « Je garderai le secret. » L’index se posant contre ses lèvres afin d’illustrer ses propos, le jeune voleur ose lui faire un clin d’œil. « Ça sera notre secret. » Cela suffit à le rendre heureux. On ne le changera jamais, l’italien. L’instant d’après, il dépose les affaires de la demoiselle au sol, venant ensuite s’adosser contre un mur. Tout comme la jeune femme, son regard se dirige vers le haut du phare comme s’il espérait voir quelque chose. Ce lieu l’a toujours intrigué, sans qu’il ne sache réellement pourquoi. A l’entente de sa voix, il reporte son attention sur son âme-sœur et fait la moue. « Mh, je sais pas trop… Tu m’as peut-être emmené ici pour te débarrasser de moi en tout discrétion. » Après avoir imaginé Haera en fantôme digne d’un film d’horreur, il l’imagine maintenant en tueuse. C’est tout aussi peu crédible. Il vient toutefois croiser les bras contre son torse et y répond avec un peu plus de sérieux. « Je dois bien avouer que ça me rassurerait pas de venir ici, tout seul… Je dois être un peu trouillard en fin de compte. » Haussant les épaules, il désigne d’une main cet endroit où l’obscurité est un peu trop présente à son goût. « Mais c’est si calme… Tout artiste devrait avoir une planque secrète comme celle-ci. » Un endroit calme et apaisant où l’inspiration n’aurait aucun mal à se frayer un chemin dans l’esprit de l’artiste. « Tu viens ici pour composer en tout tranquillité ? » Regarder Haera composer avec la plus grande concentration au monde, un doux souvenir qu’il ne voit plus que dans ses rêves. « Tu joues de quel instrument d’ailleurs, signorina ? » Non, Ezio ne veut cacher ni son intérêt ni sa curiosité à son égard, quitte à l’embêter avec des centaines de questions.


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Lun 4 Fév - 13:36
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Il avait ce regard posé sur elle qu’elle ne savait pas décrypter. Quel comportement adopter lors d’une rencontre aussi particulière, comment se fier à un inconnu après ces péripéties ? Il n’est pourtant pas dangereux aux premiers abords. Mais elle doute, de tout, d’elle, de lui et si Ezio se montre coopératif et docile, il n’en demeure pas moins une connaissance tout au plus. Il soulève des points qui font battre son cœur plus vite malgré tout, comme si parler d’elle n’était pas suffisant à la rendre nerveuse, il lui semblait que chaque fois qu’il s’adressait à elle, hormis les taquineries qu’elle avait assimilées, il savait. C’était peu probable, c’était un coup du destin peut-être, en quel cas, elle allait devoir simplement suivre et ça ne la dérangeait pas, dans cette curiosité qu’elle n’aurait pas due avoir, de pousser un peu plus les limites de son inconscience à en dévoiler une carte essentielle.

Sur le chemin du phare, ces rumeurs, ces explications qu’elle indique, chaque signe qu’elle donne il les absorbe et elle ne sait que dire, comme imitée dans son mutisme, il ne lui laisse aucun indice de son état à part peut-être son calme apparent et quelque part rassurant. Etait-il possible qu’ils aient cet effet positif l’un sur l’autre ? C’était très étrange pour elle d’être si contradictoire et la jeune femme ne se reconnaissait pas dans ses prises de décisions, pourtant, elle appréciait grandement en avoir le choix. Ezio parle de courage quand pour elle il ne s’agit que de folie, mais dans ses tendances à vouloir vivre à tout prix, elle en oubliait les risques ou les occultait volontairement.

Une fois installés dans l’immense pièce donnant sur toute la tour à l’exception du sommet, la brunette exprime son souhait de garder les lieux pour eux. Un secret qu’il comptait taire et partager seulement avec elle, la faisant frissonner. Elle voulait y croire. Haera espérait pour une fois qu’on ne la malmène pas dans ses choix, avoir fait le bon surtout. Le calme qui régnait par ailleurs en dit long sur leur incertitude. La peur est naturelle, mais elle ne doit pas dominer selon la musicienne et la plaisanterie qui suivie sur ses intentions la fit rire spontanément, ses yeux en amandes grands ouverts dans une expression de surprise. « C’est exactement ce que j’ai cru tout à l’heure » chacun sa frayeur, pour autant jamais elle n’aurait été capable d’un tel projet et elle était parfaitement consciente qu’il le savait étant donné ses mots. « C’est… vrai, je n’aime pas trop l’idée, mais une fois que j’y suis … » elle a l’impression de ne plus rien craindre, d’être chez elle et pourtant, la moindre âme malicieuse qui l’aurait vu entrer pourrait en profiter en toute impunité. « Tu n’es pas si trouillard et finalement ce serait compréhensible » dit-elle, avare de compliments, les lèvres pincées par la gêne.

La musique, le doux son du vent qui siffle sans trop de violence délit sa langue et ses yeux amplis d’étoiles s’illuminent en direction de l’Italien. « Oui… je joue du piano, c’est un peu difficile d’en trainer un par ici cela dit » pour la jeune femme, tout individu qui aurait été mal intentionné à son égard n’aurait pas pris la peine de retenir autant d’information et de faire preuve de curiosité la concernant. Elle se dit banale, simple lueur parmi d’autre dont la flamme est si fragile qu’un coup de vent peut à lui seule l’éteindre. Étincelle qui persiste, docile et vacillante dans la brume d’une fumée trop envahissante pour elle. « Tu… as une idée de ce que tu veux faire plus tard ? » Retour naturel des choses, elle aussi voudrait connaître ses passions, ses envies, communiquer avec quelqu’un qui n’en a ni après son argent, ni après son statut de femme solitaire. Si jeune, se dit-elle, insouciant peut-être, mais lui apportant un souffle frais et enivrant tandis qu’elle poursuit sa dégustation et la termine. Elle voudrait, elle voudrait qu’il revienne le lendemain, elle voudrait qu’il tienne parole et qu’à deux, ils puissent construire cette amitié sincère qu’elle redoute énormément.


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Dim 10 Fév - 21:40
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Ce doute naturel et mutuel ne peut être balayé par de simples blagues et présentations. Ezio le sait bien. Il n’en reste pas moins très impatient, sachant pertinemment qu’il leur faut du temps ; pour mieux se connaître, s’apprivoiser l’un l’autre, se retrouver comme si rien n’était arrivé. Peut-être en demande-t-il trop. Peut-être retrouve-t-il bien trop vite son impulsivité d’antan. Le jeune homme ne le sait pas vraiment. Il aimerait que tout aille plus vite, qu’ils redeviennent comme avant et qu’enfin, ils quittent cette maudite ville. Et pourtant… Ezio aimerait arrêter le temps, rester ici auprès de Haera et ne plus se soucier du monde extérieur. C’est un peu l’effet que lui fait ce phare. Il se sent dans un monde à part. Plus rien n’a d’importance, plus rien n’existe. Il a cette impression que la terre a cessé de tourner, que tout s’est figé. Elle et lui, deux maîtres du temps que personne ne pourrait arrêter. Pas même les parents de la demoiselle. Fantasme utopique d’un adolescent qui ne sait pas ce qu’il veut réellement, si ce n’est d’être accompagné par sa moitié.

Cette notion de secret l’enthousiaste un peu plus. Son cœur s’emballe et le jeune homme ne cherche pas à dissimuler sa satisfaction. Partager quelque chose avec Haera, créer un lien avec elle, tout cela lui plait. Et tel un enfant bien trop content, il promet de ne rien dire. Il n’a aucune raison de révéler cette planque à qui que ce soit. Ce refuge restera celui de Haera et il ne fera rien pour changer cela. Bien sûr, le voleur voit également cela comme une invitation à passer lorsque bon lui semble, à la retrouver silencieusement ici pour s’enfermer dans cette bulle inexistante aux yeux des autres.

Maintenant rassurée, la demoiselle semble se laisser aller. Alors, l’italien se permet une petite plaisanterie qui la fait immédiatement réagir. Son rire lui avait tellement manqué, mais ça, il ne peut le dire. Il sourit simplement, profitant de cet air si léger. « Je n’en ai qu’après les portefeuilles des gens, rien de plus. » qu’il lui répond tout aussi amusé, s’inventant un faux air offusqué. Toute occasion est bonne à lui rappeler ce qu’il est, à savoir un voleur. Ezio ne veut pas s’imaginer des traits de gentleman ou de prince charmant, il n’en est pas un et ne le sera jamais. Il souhaite seulement que sa déesse apprenne à le connaître et le voit tel qu’il est réellement. Il n’a rien à voir avec les prétendants de la demoiselle et ne s’en plaint pas. Un naturel authentique dont il ne pourrait s’en séparer même s’il le voulait. Leur discussion en devient ainsi plus simple et légère, il hoche la tête, comprenant ce ressenti bien qu’elle laisse sa phrase en suspens.

Toujours adossé contre le mur, Ezio observe la demoiselle et à l’entente de sa remarque, il ne peut qu’en rire doucement. « Merci… Je crois ? » Fin sourire, il penche la tête sur le côté, son regard malicieux ne quittant pas celui de la musicienne. Une question cette fois-ci et le jeune voleur ne sait réellement quoi répondre. Son futur, il n’y pense pas. Pas de plan pour l’avenir, encore moins de projet professionnel. Ezio n’est qu’un esprit libre et perdu. Sa vie ne lui importe peu, surtout sans Haera. Perdu dans ses pensées, il se revoit venir ici dans l’attente d’un signe, n’importe quoi qui ferait penser que la demoiselle a mis en scène sa mort pour échapper à ses parents. La tête relevée en direction du haut du phare, son esprit se joue de lui et il s’imagine voir la belle vagabonder juste sous ses yeux. Un soupir et il secoue doucement la tête. « Je n’en sais trop rien. » dit-il tout en haussant les épaules. Il n’a pas réellement envie de poursuivre ses études, ni de s’embarquer dans une grande carrière. Ezio rêve d’une vie simple, peut-être le même genre de vie que menaient ses parents lorsqu’il était gosse. Lorsque son père n’avait pas succombé sur les champs de bataille et lorsque sa mère se souciait plus des fleurs que des hommes.

Alors, il ne sait quoi répondre, Ezio. Se laissant glisser le long du mur, il vient lui aussi s’asseoir, ramenant ses genoux contre son torse. C’est bien plus complexe que ça en a l’air. Que penserait Haera s’il lui avouait n’avoir aucun projet ? Le verrait-elle comme quelqu’un de simplet ? Ou de trop peu ambitieux ? Un perdant peut-être. Le voleur se mordille la lèvre, ne se laissant pas abattre pour autant. « Partir à la recherche de mon âme sœur. » Ou plutôt, la retrouver et la sauver. Passant ses bras autour de ses genoux, il penche la tête en direction de la demoiselle et un fin sourire vient étirer ses lèvres. « Du moment que je suis avec elle, je suis sûr que tout ira bien… Enfin, quand je l’aurais trouvé. » Reconquise, c’est ce qu’il voulait dire. Seulement, il ne se fait pas d’idée, il n’est qu’un gamin pour l’heure. « Et toi, tu as quelqu’un signorina ? » Une question pour une autre, il a bien le droit de la taquiner un minimum… Ou de commencer à creuser, espérant pouvoir changer les choses pour la demoiselle cette fois-ci.


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Lun 11 Fév - 17:34
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Alchimie étrange entre un voleur et une fugueuse disciplinée qui rentrera tôt ou tard au domicile familial. Des sourires et cette inquiétude qui se noie au milieu de sentiments positifs et du confort des lieux qui endort les sens de la musicienne. Rêveurs partageant cet amour pour la douceur d’une mélodie naturelle occasionnée par le vent au dehors. Sifflement imperceptible et calme se faufilant dans le phare et parvenant à bercer les cœurs qui s’y trouvent, dans un silence qui n’a plus rien d’angoissant et où l’appétit et la soif sont comblés par quelques mets simples. Hae Ra se complait dans cet univers et ne souhaite que le perpétuer en plus de son envie de carrière, d’être autre chose que ce à quoi aspirent ses parents. La vie de femme au foyer ne lui convient pas et prisonnière de sa cage depuis trop longtemps, elle ne tolèrerait pas une fois le nid quitté d’être sous la tutelle de quiconque.

Retenant un soupire, la demoiselle expire lentement. Pas autre chose, il le lui fait comprendre depuis lors qu’il a fauté. Cet étranger plutôt docile qui n’a plus montré signe d’agressivité ou d’un quelconque intérêt autre que pour le portemonnaie qu’il possède encore. Elle ne lui dira pas qu’il peut le garder, mais elle ne le lui interdit pas non plus ni ne le somme de le lui rendre, se contentant de sourire discrètement. À l’observer elle comprend que le danger n’est pas seulement pour elle, mais elle n’en avait cure jusqu’à présent et son cœur ne souhaite rien de plus qu’un lieu qui lui serait associée, à elle, à elle seule… ou non. Ce secret qu’il souhaite si ardemment partager, profitant pour faire cette promesse presque solennelle de ne rien dire, elle le protègera aussi et avoue timidement qu’elle comprendrait ses craintes s’il en avait. Peu trouillard, pour le coup, les deux souris et elle se surprend à détailler les traits de ce visage dont elle ne connait pas encore les expressions suffisamment pour savoir à quel degré de sincérité les affilier. Il est difficile de cerner un inconnu encore plus dans leur cas si particulier. Est-ce la même chose pour lui ? Par ailleurs, souhaitant être musicienne, elle s’interroge et n’hésite pas à demander ce qu’il veut faire, lui.

Le malaise est palpable, elle ne se tend pas, mais lui si. Ezio ne nie pas, il ne sait pas et le silence qu’elle laisse ne suggère ni bon ni mauvais. Elle ne saurait quoi dire, capable seulement de compatir et à la fois jalouse, mais quelque part… homme ou non, il restera aux yeux des coréens un italien. Elle allait parler, se perdre surement et s’embarrasser, mais il reprend, genoux contre son torse tandis qu’elle s’obstine dans cette position trop droite pour être réellement confortable. Ses doigts tortillent sur ses genoux. L’âme-sœur, sujet délicat et lui parle de trouver cette personne à un si jeune âge. Oh, elle n’est pas bien plus vieille, à peine quelques années et aurait surement dû avoir une réponse à lui donner qui implique au moins une amourette ou un semblant d’amour. Mais ses sourcils se froncent et elle ne peut cacher longtemps cette peine. « Je… n’ai personne non. Mais c’est mieux comme ça… » et les raisons ne seront pas données. Se confier est souvent plus facile avec un inconnu, mais elle le reverra, n’est-ce pas ? Elle se surprenait à espérer la présence du voleur, petit espoir qu’elle enfouie au mieux, le cœur battant tant elle est contrariée de si facilement trouver refuge auprès de quiconque ? Où est-ce seulement lui ? C’était de toute évidence insensé. « Pourquoi chercher l’amour si jeune ? Beaucoup de personnes préfèrent… hm… s’amuser et voient le grand amour comme… une prison » Elle-même ne voulait pas y croire, mais cette vision inculquée la rend malade et serre son cœur à chaque fois qu’elle pense à ce projet d’avenir dessiné à sa place. « Qu’est-ce que tu attends de ton âme-sœur ? Tu l’imagine comment ? » elle ne pensait pas au physique, mais à ce qu’il voyait chez les autres et qui l’attirait. Loin de se douter qu’il faisait peut-être allusion à elle, Hae Ra pose innocemment ses questions et répond mentalement à ce qu’elle, attendait d’un homme, à ce qu’elle aurait pu rêver si l’idée même ne la faisait pas frissonner d’horreur.


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À l’abris de cette brise hivernale, ils se retrouvent, malgré eux, coupés du monde, isolés dans leur propre bulle. Ce n’est pas pour déplaire au jeune homme qui ne peut réellement approcher Haera sans s’attirer de curieux regards. L’envie de crier à tous qu’elle est la femme de sa vie et qu’il ne la laissera pas tomber cette fois-ci est bien présente, néanmoins malgré ce qu’on pourrait penser, élever la voix n’est pas vraiment une habitude chez lui. Apaisé par le calme environnant, il n’y pense d’ailleurs plus, se perdant volontiers dans ses pensées. C’est si étrange d’être si proche de la demoiselle, autant physiquement que psychologiquement. Car il n’a pas besoin d’être un génie pour constater que les barrières levées un peu plus tôt, semblent se baisser. Moins méfiante envers lui, la musicienne ose lui lancer des regards et des questions. C’est un bon signe, qu’elle veuille en savoir davantage sur lui. Seulement, le lycéen n’était pas préparé face à cette question si innocente en apparence.

Un véritable calvaire de ne pouvoir parler librement, de ne pas partager tout ce qu’il ressent. L’hésitation est présente, lui faisant douter de ses choix. Peut-être devrait-il tout lui dire de but en blanc ? Lui raconter ses erreurs mais aussi son envie de se rattraper, de tout corriger. Mais que répondrait-elle s’il lui disait venir du futur ? Le prendrait-elle pour un fou ? Ou peut-être qu’elle rirait, tout simplement, prenant cela pour une blague. Finalement, il ne sait ce qu’est le mieux ; lui faire comprendre qu’il n’a aucun projet d’avenir ou bien qu’il vient du futur. Alors, il ne réfléchit pas plus longtemps, optant pour la sincérité. L’italien ne peut en dire trop, ce qui ne l’empêche pas pour autant de semer quelques indices. Il ne veut pas lui mentir et encore moins lui cacher de sombres secrets, seulement il n’a pour l’heure aucune solution.

Parler de Haera est bien plus facile. Pas besoin de réfléchir, Ezio se confie seulement sur ce qu’il ressent. Il se laisse aller, décrivant des espoirs qu’il ne connait que trop bien. Il le sait pourtant avec certitude que tout s’arrange lorsque la demoiselle est à ses côtés. C’est une chose qu’il n’a jamais ressenti avec autrui. Même des années plus tard, alors qu’il cherchait en vain à l’oublier, à la remplacer, il n’a jamais pu. Le jeune homme a beau avoir connu quelques nouvelles relations, personne n’a jamais pu le subjuguer au point de ne plus penser à Haera. Sombre passage, il préfère ne pas y penser, espérant sincèrement ne plus jamais vivre ça.

L’amour est un sujet délicat pour bien des personnes, l’italien le sait pertinemment. Il sait très bien que pour la demoiselle cela relève presque du tabou, l’amour est une chose que ses parents s’obstinent à lui priver par pur égoïsme. Elle ne veut pas se faire d’illusion. Lui est bien trop naïf pour perdre espoir. Il ancre son regard dans le sien, attendant qu’elle en dise davantage mais sa voix se finit dans un murmure. Bien sûr, il ne fallait pas trop en attendre. Méfiante ou non, Haera ne se confierait pas au premier venu, en particuliers lorsqu’il s’agit d’un fait trop personnel. Le voleur reste silencieux un moment, ne sachant s’il devrait faire une remarque ou juste acquiescer. Et contre toute attente, c’est la demoiselle qui vient reprendre la parole. Une certaine surprise peut se lire sur son visage constellé de tâches de rousseur, mais malgré tout, le jeune homme ne peut cacher son amusement. Evidemment, il ne relèvera pas l’ironie présente dans ce choix de mots. Le grand amour et la prison. C’est qu’il a connu les deux, Ezio. Les sourcils haussés, il lui répond dans un premier temps. « Ah bon ? Je pensais pourtant qu’ici vous étiez plutôt mh… Conservateurs. » Après tout, peut-être ne connait-il pas grand-chose de la jeunesse coréenne, ni du style de vie des étudiants d’ici. Il faut dire qu’en dehors de ses mauvaises fréquentations, il n’a connu que Haera. Et ses partenaires de crimes, quant à eux, n’étaient pas vraiment du genre à s’encombrer de relations.

Son regard se lève de nouveau en direction du phare, là où le souvenir d’une Haera joyeuse et rayonnante de vie s’amusait à errer dans le coin. Un soupir et l’italien reprend, souriant finement. « Je pense qu’il n’y a pas d’âge pour trouver le grand amour. » Il se rappelle parfois lorsqu’ils avaient ce genre de discussion. Lui bien trop jeune et pourtant si amoureux. Il lui en fallu du temps pour lui prouver qu’elle n’était pas qu’un simple crush de lycéen. Sourire amusé et il continue. « Je sais pas trop… J’ai pas vraiment d’idéal, je suis certain d’aimer mon âme-sœur peu importe comment elle est, mais… Je crois que j’ai toujours eu un faible les artistes. » Cela vient sûrement de ses gènes. Qu’importe, il hausse les épaules. « C’est une personne qui devra sûrement avoir beaucoup de patience pour pouvoir me supporter… » Lui et ses conneries. À cette pensée, il ne peut s’empêcher de se masser la nuque, un sourire embarrassé sur les lèvres. Le nombre de fois où elle le réprimandait sans jamais réussir à réellement lui faire la tête. « Quelqu’un de naturel, qui fait pas semblant, et de persévérant aussi… Une personne qui sait ce qu’elle veut, même si elle ne le réalise pas encore. » Ezio ne peut s’empêcher de décrire sa déesse, il a beau essayer de rester vague, c’est plus fort que lui. Lui qui disait ne pas avoir d’idéal, il semblerait bien que ce ne soit pas entièrement vrai. Se trouvant lui-même trop sérieux, le jeune voleur reprend plus légèrement, comme s’il avait oublié quelque chose. « Ah ! Et ça serait bien si elle s’entendait avec ma petite sœur. Point bonus si elle aime aussi les fleurs. » Il lui sourit et bien sûr, il ne peut que lui retourner la question. « Et toi, t’as des critères particuliers ? Je suis sûr que t’es du genre exigeante. » Non, elle ne l’était vraiment pas si elle était prête à partir avec un type comme lui. « Mon pote a du souci à se faire. » Sourire taquin, il l’embête de nouveau avec ce soi-disant camarade qui aurait flashé sur la demoiselle. Un moyen comme un autre de faire diversion et d’alléger cette conversation.


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afraid to be near you.
Cette vie qu’elle mène, elle ne l’a pas choisie, on lui a donné l’impression d’exister au travers de choix minimes, de la musique qu’elle affectionne et de ces escapades sous couverts qui ne le sont peut-être pas. Se doutent-ils seulement de ce qu’elle encourt parfois à les défier au lieu d’être dans son droit à se promener, bien conscient d’où elle se rendait ? L’ignorance a parfois du bon, mais dans ce cas, c’est une chance inouïe de n’être pas mal tombée jusqu’à présent. Et si sa conscience à ce sujet était bel et bien éveillée, ça ne l’empêchait pas de prendre le risque car seul échappatoire à cette prison dorée qu’était la demeure familiale. Des mots doux dans la bouche d’un inconnu, lui donne le goût du miel et l’odeur d’un vent fleuri sifflant une mélodie calme et apaisante. Elle ne s’endormira pas après ce maigre repas néanmoins rafraîchissant pour être un énième défi invisible lancé à ses géniteurs. Hae Ra, curieuse, s’interroge sur cet amour dépeint d’une telle façon qu’elle en perçoit des couleurs mélancoliques. La tristesse de la toile malgré ce regard jeune et fougueux l’intrigue. Prudente pourtant, elle laisse entendre des pistes sur sa vision à elle, toile vierge dont les bords sont rognés peu à peu par de sombres couleurs. Un contraste qui lui serre le cœur. Contrariée, elle exige des réponses en exposant cette idée de présomption d’adolescent de connaître ou de croire connaître tout de ce mot et de ceux qui se cachent derrière. Un sourcil se lève et elle en fait de même à la réponse de l’Italien. Il est vrai, sa bouche perd de son éclat, coincée entre ses dents pour la réduire au silence dans son malaise ambiant. Elle déglutit avant de pencher sa tête, laissant quelques mèches se percher au-dessus de son épaule, ses yeux onyx plongés dans l’azur d’une Europe tant rêvée. « Ce… Je voulais dire que ce n’est pas la priorité de trouver sa moitié, on se marie vers vingt-cinq ou trente ans par ici » elle aurait ajouté dans sa témérité qu’elle n’avait aucune envie qu’il détaille les coutumes et usages de sa terre natale étant donné ce qu’il venait d’insinuer, mais elle prit sur elle pour ne pas initier le sujet, terrain étrangement glissant qui l’embarrassait déjà à la simple évocation de plus qu’une main dans la sienne. Son cœur bat à tout rompre, elle poursuit, luttant contre l’infernal fracas du sang affluant à ses tempes comme les vagues d’une mer agitée.

Attentive plus que jamais, sa tête reste dans cette même position, ses jambes engourdies sous elle bougent légèrement tandis que ses doigts jouent avec la fraîcheur d’une canette entreposée entre. Vision contraire d’un amour sucré lui faisant envie, ses lèvres redevenues pleines à peine maquillées. Mais c’est son ouïe qui en dévore le plus de cet accent léger dans un calme agréable. Ce n’est pas un portrait physique qu’il décrit, ce n’est pas un leurre qu’il cherche. Cette conscience de l’amour lui fait peur, loin de ce que l’on retrouve chez une mère ou une sœur, loin de correspondre aux mœurs de la femme au foyer, rien qui n’entrave la liberté de cette chère et tendre. Du caractère, de la patience et l’appréciation d’une petite sœur. Au-delà des apparences, elle avait pensé à une correspondance trop évidente lorsqu’il avait parlé d’artiste, mais s’était éloigné peu à peu de cette image de la docile Hae Ra, captivée par un discours poignant la rendant fébrile. Elle le sentait au fond d’elle, vouloir partager tant de choses, mais physiquement, cela ne s’exprimer que par une façade froide. Bien loin de l’indifférence, pour qui saurait la déchiffrait ce n’est qu’une tristesse faisant écho à celle du jeune homme qu’elle arbore dans le plus grand secret de son paraître. Une ombre, qui danse avec cette idée d’être le reflet de ce qu’elle aurait voulu être et pourtant, il n’avait rien dit de tel, pas même fait allusion à elle. La brunette le remarque, a-t-il quelqu’un dans son cœur ? Elle le voit, sourit malgré elle, chaleureuse, mesurée cependant. « C’est en effet… indépendant de l’âge et important qu’elle partage ce qui te tient à cœur » il y a une forme de respect qu’elle perçoit au-delà des mots et la rend partiellement jalouse de celle qui partagera un jour sa vie, si tentée qu’elle se trouve ici en Corée du Sud. Aura-t-elle la même chance ? Un soupire passe la barrière de ses lèvres quand elle recule sa tête légèrement, creusant l’espace entre sa lèvre inférieure et son menton dans une moue de désapprobation complète. « Je ne suis pas prête à donner sa chance à qui que ce soit et c’est l’unique raison pour laquelle il a du souci… je n’aime pas non plus qu’on me force la main et, même s’il ne l’a pas fait jusque-là j’espère qu’il ne changera pas en fonction de ce que je te dirais simplement pour me plaire » ce sont des petits riens qu’elle remarquerait, sans l’ombre d’un doute et qui feront suivre une déception qu’elle ne cachera pas. S’était-elle posé la question ? Un million de fois, avant de repousser l’idée même d’avoir une personne à aimer sans limite dans sa vie pour ne pas être dans ce désespoir de désillusion et ce rôle de princesse potiche dont elle a absolument horreur. Elle soupire. Puis inspire grandement.

« Si je devais décrire quelqu’un qui pourrait partager ma vie… il sortirait du décor » première erreur, car dans cette idée, Ezio pouvait très bien s’y retrouver. Sourcils froncés, regard sévère elle reprend malgré tout, essayant de se détendre en abaissant ses épaules « Je voudrais quelqu’un qui ne m’imposerait pas ses décisions… quelqu’un avec qui je pourrais discuter et qui se fiche bien des apparences » une boule se forme dans sa gorge et sa tête bouge par petits à-coups dans cette réalisation qu’elle laissait traîner, qu’elle n’aurait pas dû confier pour la douleur occasionnée. Elle inspire profondément, chasse au plus vite sa peine provoquant quelques larmes d’une rage sourde et violente, ses yeux humides, elle les essuie brièvement. « Je veux juste qu’il m’écoute, en fait » dit-elle dans une voix presque étranglée, raclant sa gorge pour en faire sortir le chat logé là sans son accord. Son malaise, elle l’oublie bien vite, comme cette image parfaite. Il l’avait déjà vue faible, il l’avait déjà faites pleurer, à quoi bon s’en cacher ? Elle renifle discrètement et dépose la canette sur le plancher poussiéreux. « Tu as de la chance » laisse-t-elle entendre en souriant, levant son nez un peu plus haut d’un air taquin, suscitant le doute dans ce qu’elle venait de dire et pourtant… « D’avoir une petite sœur. J’aurais voulu avoir une sœur ou un frère aussi » elle ne souhaitait pas s’étaler sur le sujet, elle se serait battue pour les droits de son cadet et l’aurait aimé, plus que leurs aînés, elle en était persuadée. Mais ce n’était que chimère, excuse qu’elle se donnait pour ne pas affronter la difficulté du barrage qu’ils avaient construits. « Tu penses repartir un jour ? Où chercher à aimer un pays qui aura toujours du mal à t’accepter… sans offense, puisque je… ne suis pas comme ça » maladresse, mais franchise contre toute attente de cette langue plus téméraire que jamais qui s’aventure sur le chemin de la connaissance de cette autre culture, de cette autre personne, finalement bien plus familière à elle que quiconque.


So I'm gonna love you like I'm gonna lose you

We were walking on moonlight, and you pulled me close, split second and you disappeared. And then I was all alone. In the blink of an eye, just a whisper of smoke, you could lose everything, the truth is you never know.

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